Un vidéoclip pour prévenir les jeunes du danger
Phénomène des gangs de rue
Le programme «Gang 3-4-5» du poste de police de quartier de St-François, qui vise à sensibiliser les jeunes du secondaire au phénomène des gangs de rue, semble faire des petits.
Depuis deux ans, les policiers de St-François présentent aux élèves de niveau secondaire 3, 4 et 5 de leur quartier, un vidéoclip qu'ils ont eux-mêmes réalisé et qui présente différentes images de gangs de Laval et de Montréal.
Au rythme de la chanson «Dans la capitale», du groupe populaire Mes Aïeux, une série de photos montrant les réalités des gangs de rue défilent devant les yeux des adolescents. Ensuite s'entreprend une discussion avec les policiers, qui répondent à toutes les interrogations des jeunes.
«Nous leur montrons des photos-chocs pour qu'ils comprennent bien de quoi il s'agit, explique Nathalie Bédard, l'une des instigatrices du projet. Nous leur expliquons aussi que le phénomène des gangs n'a pas plus d'ampleur à St-François qu'ailleurs à Laval. Le résultat est tellement efficace que les autres quartiers de l'île ont décidé de présenter aussi la même vidéo aux autres écoles secondaires du territoire. Même d'autres villes s'apprêtent à emboîter le pas.»
Phase II
Cette année, le projet «Gang 3-4-5» entre dans la deuxième phase de son développement. À la demande des élèves qui y ont participé au cours des deux dernières années, les policiers ont réussi à dénicher une personne prête à témoigner de son expérience au sein d'un gang.
«Il s'agit d'une femme de 28 ans qui était tombée en amour avec le chef d'un gang, voilà quelques années, relate Nathalie Bédard. Elle a le mandat d'en discuter avec les jeunes, et surtout d'expliquer comment elle a réussi à s'en sortir. Elle contribue énormément à démystifier le phénomène des gangs.»
«Nous tentons présentement de trouver une autre personne qui a vécu l'expérience des gangs de rue, idéalement un homme, poursuit-elle. Plus nous aurons de témoignages, plus la curiosité des jeunes sera piquée.»