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Acclamation chez les francophones, élection chez les anglophones

Élections scolaires du 4 novembre

par Geneviève Fortin
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Article mis en ligne le 28 octobre 2007 à 4:35
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Acclamation chez les francophones, élection chez les anglophones
Élections scolaires du 4 novembre
Même si les commissions scolaires existent depuis 1845, le rôle des commissaires est méconnu et le taux de participation dégringole d'une élection à l'autre.
Cette année, tout comme en 2003, 19 des 21 postes de commissaires de la Commission scolaire de Laval (CSDL) ont été comblés par acclamation. Le scrutin dans les secteurs Saint-François et L'Abord-à-Plouffe se tiendra le 28 octobre (vote par anticipation) et le 4 novembre.

À la commission scolaire Sir-Wilfrid-Laurier, les choses se présentent différemment. Il y aura une élection dans les neufs districts lavallois de cette commission scolaire couvrant également les régions de Lanaudière et des Laurentides. À Laval, 21 candidats sont dans la course pour obtenir l'un des neuf sièges.

Si on constate une différence dans l'intérêt pour l'activité politique scolaire entre les francophones et les anglophones, il semble que cette distinction se perçoive également le jour du vote. En 2003, au niveau provincial, le taux de participation a été de 8,1 % dans les commissions scolaires francophones. Du côté anglophone, 14,3 % des électeurs inscrits ont exercé leur droit de vote. Dans les deux cas, il s'agissait d'une baisse puisqu'en 1998 le taux de participation était de 11,8 % au secteur francophone et de 53,4 % du côté anglophone.

En entrevue récemment, l'un des candidats au poste de commissaire de Saint-François pour la CSDL, Robert-André Alexandre soulignait l'importance d'aller voter. «Il y a trop peu de gens qui s'intéressent à la politique scolaire, ils payent pourtant des taxes, ils ont des enfants ou des petits-enfants», faisait-il remarquer.

Pour stimuler la participation au vote, certains avaient proposé de tenir les élections scolaires au moment du scrutin municipal. Francine Charbonneau, présidente sortante de la CSDL, rapporte que sa commission scolaire avait soutenu cette idée. Lorsqu'on lui fait remarquer que cela pourrait créer une confusion dans l'esprit des électeurs qui croiraient que le pouvoir municipal s'est accaparé la chose scolaire, elle répond: «Ce que nous partageons avec la municipalité, c'est l'intérêt du citoyen». Selon elle, les Lavallois y gagnent à ce que la CSDL établisse des partenariats avec la municipalité et la commission scolaire anglophone.
Orienter et administrer
Dans un communiqué émis à la mi-octobre, le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, André Caron, rappelait que l'une des tâches des commissaires est de voir à la répartition équitable des services offerts aux 1,18 million d'élèves de la province et d'administrer un budget annuel de neuf milliards de dollars.
M. Caron poursuivait en disant: «J'estime que la survie des écoles de village et de certaines écoles en milieu urbain, la répartition équitable des budgets entre les milieux favorisés et défavorisés, l'utilisation des revenus des taxes scolaires, l'entretien et la répartition des écoles, le transport scolaire […] sont des sujets suffisamment importants pour vous inciter à aller voter».

Sur son site Internet, le Directeur général des élections (DGE) du Québec rappelle, quant à lui, que le conseil des commissaires adopte également des décisions relativement aux orientations et aux priorités de la commission scolaire, des politiques éducatives et administratives, le plan stratégique, l'affectation et l'utilisation des écoles et la répartition équitable des ressources humaines, matérielles et financières entre les établissements.

Le DGE rappelle qu'une commission scolaire est un gouvernement autonome. Il estime que les responsabilités des commissaires sont comparables à celle des conseillers municipaux.

PHOTO DIGITALE : pick-up courrier laval ANGLAIS 19 déc. 2004 FRONT la photo du conseil des commissaires.

(Photo: Archives)
> Depuis 1998:
Il y a au Québec 72 commissions scolaires

60 francophones

9 anglophones

3 à statut particulier (crie, Kativik et du Littoral)

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