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Changements climatiques: l'urgence d'agir

par Alexandre Gascon
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Article mis en ligne le 30 novembre 2007 à 12:01
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Changements climatiques: l'urgence d'agir
«Nous devons passer d’une perception de cow-boy, qui exploite la nature sans compter, à une perception spatiale, où absolument tout est recyclé». Voilà comment le photographe Claude Charlebois a résumé le défi environnemental qui attend la planète, lors de son passage, dimanche dernier, à l’école Poly-Jeunesse de Laval en compagnie du scientifique Alain Bourque.
Les deux hommes, invités par les députés lavallois du Bloc québécois Nicole Demers, Robert Carrier et Serge Ménard, ont offert une présentation sur les impacts des changements climatiques. M. Bourque, qui dirige le programme Impacts et adaptations du consortium de recherche sur les bouleversements climatiques Ouranos, qualifie la situation actuelle d’«alarmante».

Le dernier rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), déposé le 4 mai, à Bangkok, prévoit que la température mondiale moyenne pourrait augmenter de 1,5 à 6 degrés Celsius au cours du prochain siècle. Alain Bourque a tenu à spécifier que ce scénario n’était pas catastrophiste, mais plutôt réaliste. Le scientifique croit donc qu’il faut «contrer cette hausse» en deux étapes. Tout d’abord en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en s’adaptant par la suite aux nouvelles conditions climatiques planétaires. «Il ne faut pas attendre d’avoir la certitude, il faut se préparer dès maintenant à changer nos habitudes», dit-il.

Claude Charlebois a ensuite présenté ses photos. Affirmant s’adresser «au cœur plutôt qu’à la raison», le photographe avait quand même sa part de statistiques à livrer. «Si la température globale augmente de 1,5 à 2,5 degrés Celsius, on peut s’attendre à ce que 20 à 30% des espèces animales soient menacées». M. Charlebois croit également que l’accès à la nourriture sera de plus en plus difficile, car l’agriculture est grandement touchée par le réchauffement climatique. Le sacrifice exigé pour stabiliser les gaz à effet de serre est énorme. Il faudrait, selon le photographe, «se passer de notre niveau de prospérité pendant six à huit mois». L’artiste lavallois ne jette pas la serviette pour autant, au contraire. Il a conclu sa présentation en affirmant que «la planète est fiévreuse, elle nous tord le bras, il faut maintenant réagir».
«Si la température globale augmente de 1,5 à 2,5 degrés Celsius, on peut s’attendre à ce que 20 à 30% des espèces animales soient menacées»
-- Claude Charlebois

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