Stéphanie Dubois a écrit une nouvelle page d’histoire du tennis féminin au Québec.
(Photo: Martin Alarie)
Dubois la première Québécoise finaliste à Québec
Challenge de tennis Bell
Stéphanie Dubois est devenue la première Québécoise à atteindre la finale au Challenge Bell de tennis présenté, au Peps de l’Université Laval, à Québec. Elle avait également la chance d’écrire une page d’histoire en devenant la deuxième Québécoise à gagner un tournoi en double sur le circuit de la WTA, dimanche dernier.
Malheureusement, la Lavalloise et sa partenaire tchèque Renata Voracova ont baissé pavillon devant les Américaines, Christina Fusano et Raquel Kops-Jones 6-2 et 7-6 (8/6). Il s’agissait d’un premier titre de la WTA en double pour les Américaines. Celles-ci ont remporté dix titres sur le circuit de la fédération internationale (ITF).
Hélène Pelletier conserve donc son statut de seule représentante de la Belle Province couronnée sur le circuit de la WTA en double. En 1984, elle avait gagné le tournoi de Rio de Janeiro en compagnie de l’Ontarienne Jill Hetherington.
«Je ne savais pas que j’étais la seule Québécoise à atteindre une finale à Québec. J’étais vraiment déçue de n’avoir pu gagner le double. Nous avons commis un petit peu trop d’erreurs. Nos adversaires ont mis beaucoup de pression et elles jouaient souvent au filet. Nous avions peu de temps de réaction, alors ça m’a amenée à prendre de moins bonnes décisions», a admis Dubois dans un entretien téléphonique accordé au Courrier Laval au lendemain de son passage à Québec.
Immédiatement après son séjour dans la vieille capitale, elle s’est envolée pour Pittsburgh, où elle participe à son avant dernier tournoi avant la pause du Temps des fêtes.
«Nous avons connu une bonne deuxième manche. Nous sommes revenues et nous avons failli l’emporter. Nous étions agressives. Dans l’ensemble, j’ai connu un bon tournoi. J’étais contente de jouer avec la 48e meilleure au monde (Renata)», a enchaîné celle qui formait un duo pour la première fois avec la Tchèque.
C’est un courriel de dernière minute, envoyé à Voracova avant la tenue du Challenge Bell, qui aura permis à Stéphanie Dubois de goûter à une première finale sur le circuit WTA. «Elle cherchait une partenaire pour Québec. Je lui ai demandé si elle voulait se joindre à moi. Nous avons bien joué», a-t-elle précisé.
Avec une égalité de 3 à 3, le tandem Dubois- Voracova a brisé Fusano et Kops-Jones pour une seconde fois dans la deuxième manche. Toutefois, elles ont subi le même sort sur le jeu suivant.
Dubois et sa partenaire ont réussi à sauver cinq balles de match par la suite, mais leurs rivales américaines ont su effacer un déficit de 1-4 au bris d’égalité.
«Je voulais gagner à la maison. La foule a été incroyable toute la semaine», a admis celle qui a célébré ses 21 ans, le 31 octobre.
Les troisièmes têtes de série ont atteint la finale en battant l’Indonésienne Sunitha Rao et l’Australienne Christina Wheeler en deux manches de 6-1 et 6-3. Auparavant, la paire canado-tchèque a eu le meilleur sur les Russes Alina Jidkova et Yaroslava Shvedova en trois manches de 6-4, 6-7 (5/7) et 10-6. Elles ont vaincu le duo composé de l’Américaine Abigail Spears et la Colombienne Catalina Castano.
Elle flirte avec le 100e rang
Stéphanie occupe le 102e rang au classement WTA, son meilleur rendement sur la scène internationale depuis ses débuts chez les professionnelles. Elle a été éliminée au second tour du Challenge Bell face à l’Ukrainienne Julia Vakulenko, le 31 octobre.
Après s’être inclinée 6-1 en première manche, Dubois a créé l’égalité en remportant le deuxième set par le pointage de 6 à 2 face à la 36e joueuse mondiale. La Lavalloise a échappé la troisième manche 7-5 au profit de Vakulenko.
«J’ai vraiment bien joué. Toutes les choses sur lesquelles je travaille à l’entraînement, je les ai appliquées dans mon match. Je perdais 4 à 1 et j’ai remonté 5-4. Je suis passée près de battre Vakulenko. Ça s’est joué sur quelques balles. Après la première manche, j’ai su m’adapter à son style de jeu. Elle a su hausser son niveau de jeu en troisième manche. Elle a bien joué dans des moments importants, de là sa 36e place au monde», a soutenu Dubois.
La joueuse avait obtenu sa place au deuxième tour, après avoir battu l’Américaine Abigail Spears 6-1 et 6-4, la veille.
Davenport une légende
L'Américaine Lindsay Davenport, cinq mois après la naissance de son fils, a remporté le 53e titre de sa carrière au tournoi de Québec, en battant l'Ukrainienne Julia Vakulenko 6-4, 6-1 en finale.
L'ancienne numéro 1 mondiale, absente des circuits pendant près d'un an, avait effectué son retour en septembre, avec un succès au tournoi de Bali. «Lindsay est une grande joueuse. Tu apprends beaucoup à la regarder jouer. Je l’ai côtoyé durant la semaine. Elle est gentille», a avoué Stéphanie Dubois. «C’est une légende. Ce n’est pas une surprise, si elle a gagné à Québec. Elle est très, très forte», a-t-elle conclu.
«Je ne savais pas que j’étais la seule Québécoise à atteindre une finale à Québec.»
- Stéphanie Dubois
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(Photo: Martin Alarie)