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Une histoire d'amitié sur fond religieux, version Bizet

par Benoit LeBlanc
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Article mis en ligne le 15 novembre 2007 à 7:50
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Une histoire d'amitié sur fond religieux, version Bizet
Les interprètes principaux de cette production de Les Pêcheurs de perles: devant, Samantha Louis-Jean et Luc Major, derrière, Andrzej Stec et Martin Boucher. (Photo: Martin Alarie)
Une histoire d'amitié sur fond religieux, version Bizet
À l'heure de la visite de la Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables, certains de nos groupes culturels les plus dynamiques ne reculent pas devant la chose. Avec l'opéra Les Pêcheurs de perles, le Théâtre d'art lyrique de Laval (TALL) plonge dans une histoire abordant une trahison entre amis et la difficulté d'agencer vie personnelle et sociale face à ses valeurs religieuses.
Dans Les Pêcheurs de perles, le compositeur Georges Bizet lève le voile sur un village de l'île de Ceylan. «On aborde ce que font les hommes de la religion et de l'amitié, des aspects très présents dans notre actualité», observe la metteure en scène, Dominique Blier.

Il y a Leïla, une prêtresse qui a juré de donner sa vie au dieu Brahma, et Nourabad, le grand-prêtre qui a éduqué Leïla. Il y a Nadir, un pêcheur, et Zurga, le chef du village de pêcheurs. Ces deux amis ont jadis aimé la même femme: Leïla. Ils avaient alors fait serment de sacrifier cet amour au nom de leur amitié. Or, quand Nadir revient dans son village après de nombreuses années, il apprend la trahison passée de Zurga.
Belle distribution
«Avec Zurga, Bizet conçoit un des rares rôles de baryton qui ne soit pas qu'un vilain. C'est un être déchiré, faisant preuve de fragilité et de générosité», confie Martin Boucher, relayé par le ténor polonais Andrzej Stec, «Nadir est un personnage qui évolue, en plus d'hériter des lignes mélodiques les plus complexes.»
«En plus d'avoir le plaisir d'être le seul protagoniste féminin, bien entouré de talents masculins, il y a ce jeu qu'implique le dilemme vécu par une jeune femme, qui doit choisir entre l'amour et sa dévotion à un culte», indique la soprano Samantha Louis-Jean, alors que le baryton Luc Major explique que son «Nourabad est engagé envers la promesse faite par Leïla. Alors quand il surprend les amants, il les condamne à mort, encouragé par les gens du village. Il faut comprendre que si la morale se laisse aller, la pêche va mal aller, le village va connaître de mauvaises années. Nous sommes au cœur des croyances d'une collectivité».
Précurseur de Carmen
«L'une des particularités de cet opéra, qui est l'un des plus connus, c'est que le chœur hérite de très belles lignes musicales. On voit déjà poindre des passages musicaux annonçant Carmen, que Bizet va écrire quelques années plus tard», lance finalement, entre deux répétitions, le directeur musical du TALL, Sylvain Cooke.
Le TALL présente «Les Pêcheurs de perles», de Georges Bizet, les 23 novembre, à 20h, et 25 novembre, à 14h, au Théâtre Marcellin-Champagnat (275, rue Laval). Information: 450 687-2230.



PHOTO DIGITALE TALLPecheursPerles

(Photo: Martin Alarie)
«On aborde ce que font les hommes de la religion et de l'amitié, des aspects très présents dans notre actualité»
– Dominique Blier

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