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La parole aux jeunes

Semaine de la toxicomanie

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Article mis en ligne le 18 novembre 2007 à 7:22
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La parole aux jeunes
La parole aux jeunes
Semaine de la toxicomanie
Dans le cadre de la semaine nationale de la toxicomanie qui s’amorcera lundi prochain, les organismes l’Oasis, le TRIL (Travail de rue île de Laval) et Sida-Vie Laval s’associent afin d’inciter les jeunes à s’informer au sujet des drogues avant d’en faire l’essai. Lors du dévoilement du slogan C’est pas illégal d’en parler!, mardi, des représentants de ces trois services aux citoyens ont profité de l’occasion pour sensibiliser la population lavalloise aux différents programmes mis en place pour réduire la consommation de stupéfiants chez les adolescents.

La directrice du TRIL, Carol Pagé, qui œuvre dans le milieu communautaire depuis une vingtaine d’années, invite les parents «à faire appel aux organismes comme le TRIL afin d’obtenir toutes les informations pertinentes sur les différentes drogues disponibles sur le marché. Connaître la vérité aura comme effet de les démystifier».

Mais encore faut-il que le message se rende aux principaux intéressés: les jeunes. C’est pourquoi les élèves des écoles Poly-Jeunesse, Mont-de-La Salle, Le Virage et Curé-Antoine-Labelle reçoivent la visite de la caravane de l’Oasis une fois par semaine à la sortie des classes. «Depuis septembre dernier, les jeunes y sont accueillis sans jugement, de façon anonyme et confidentielle par des intervenants de qualité», explique le directeur de l’unité mobile d’intervention, Guy Boisvert. «On essaie d’amener le jeune à ce qu’il arrête de consommer par lui-même. Les résultats sont meilleurs lorsque le jeune est conscient de son problème que lorsqu’il est forcé d’arrêter», constate-t-il.

Janie Fortin dirige l’une des neuf maisons des jeunes de Laval. Selon elle, la multiplication des lieux où les jeunes peuvent se renseigner aide à réduire les méfaits de la consommation de drogues. «Bien que la drogue soit avant tout associée au plaisir, il faut montrer aux jeunes les deux côtés de la médaille. En dialoguant avec nos intervenants, ils obtiennent l’information exacte et font ainsi des choix plus réfléchis», avance Mme Fortin. Elle ajoute que «les parents ne devraient pas eux non plus rester dans l’ignorance, ce qui alimente les mythes et les légendes urbaines. Un parent informé a moins tendance à paniquer lorsqu’il apprend que son enfant consomme».

En 2003, une enquête du Comité permanent de lutte à la toxicomanie du gouvernement du Québec révélait que les jeunes s’initient de plus en plus tôt aux drogues. «Et comme elles sont de plus en plus toxiques, il faut intervenir le plus rapidement possible, affirme Carol Pagé. Mieux vaut prévenir que guérir!»
«Les parents ne devraient pas eux non plus rester dans l’ignorance, ce qui alimente les mythes et les légendes urbaines»
-- Janie Fortin

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