Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Courrier Laval
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Le gouvernement mis en demeure de suspendre les travaux de l’A-25

Des organismes membres de la Coalition dénoncent le manque de transparence du PPP

par Stéphane St-Amour
Voir tous les articles de Stéphane St-Amour
Article mis en ligne le 22 novembre 2007 à 7:27
Soyez le premier à commenter cet article
Le gouvernement mis en demeure de suspendre les travaux de l’A-25
«La divulgation d’une entente raturée nous montre l’absence de transparence au niveau financier du projet», dénonce Gaétan Chateauneuf, président du Conseil central de la CSN en parlant du premier partenariat public privé conclu entre le gouvernement Charest et le consortium Concession A25 S.E.C. (Photo: Martin Alarie) Fichier: Signature
Le gouvernement mis en demeure de suspendre les travaux de l’A-25
Des organismes membres de la Coalition dénoncent le manque de transparence du PPP
Des membres de la Coalition contre le prolongement de l’autoroute 25 adressaient, il y a une quinzaine de jours, une mise en demeure au gouvernement Charest, le sommant de suspendre les travaux de l’autoroute 25 jusqu’à ce que le recours juridique concernant la validité de l’évaluation d’impact environnemental soit entendu en Cour supérieure.
Cette nouvelle mesure s’inscrit dans une démarche judiciarisée à l’hiver 2006, alors qu’un recours avait été intenté dans l’espoir de faire invalider le processus consultatif du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) qui, selon les prétentions des requérants, a été travesti au printemps 2005.

«Notre cause sera entendue le 13 mai 2008», signale le directeur général du Conseil régional de l’environnement (CRE) de Montréal, André Porlier.
Pas trop tard
Le concessionnaire a beau avoir été choisi, l’entente de partenariat public privé (PPP) ratifiée depuis deux mois et un premier contrat de 30 M$ consenti à une division de Canam pour la structure d’acier du futur pont, il n’est pas trop tard pour ramener le tout à la case départ, soutient M. Porlier, précisant que les travaux débuteront véritablement au printemps prochain.
Si le gouvernement fait la sourde oreille à leurs revendications, les contestataires pourraient bien recourir à l’injonction interlocutoire de manière à éviter toute amorce des travaux en rivière avant que les tribunaux ne se soient prononcés sur la légitimité des audiences du BAPE. «À notre avis, il devra reprendre tout le processus d’évaluation et de consultation publique en fonction du véritable projet, alors que l’exercice mené en 2005 reposait sur un concept qui ne permettait pas d’en évaluer les impacts environnementaux», fait valoir le dg du CRE de Montréal.

Quant aux travaux déjà réalisés en mode conventionnel au coût de plusieurs dizaines de millions à Montréal comme à Laval, afin d’arrimer le réseau routier local avec le parachèvement de l’autoroute 25, ils sont «viables» avec ou sans pont, affirme André Porlier.
Transparence
Par ailleurs, le Conseil régional FTQ Montréal métropolitain, le Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN et Équiterre se sont joints au CRE de Montréal pour dénoncer, mardi, «le manque de transparence» entourant l’entente convenue avec le concessionnaire privé dans le cadre d’un premier partenariat public privé.

«Après avoir soustrait le projet de prolongement de l’autoroute 25 à une véritable évaluation d’impact environnemental […], voici que le gouvernement du Québec retire à la population la possibilité de connaître les véritables coûts du projet en présentant une entente dont certains éléments financiers ont été raturés», concluent-ils, après avoir passé à travers les 680 pages de l’entente, obtenue via la Loi d’accès à l’information.

Une situation qualifiée de «totalement inacceptable» qui, selon eux, «constitue un net recul en matière de gestion des fonds publics».

«Si le gouvernement Charest veut être crédible quant aux avantages du partenariat public privé, il doit faire preuve de transparence et laisser à la population le soin de juger par elle-même si la formule PPP et le prolongement de l’autoroute 25 sont souhaitables», indique Michel Ducharme, président du Conseil régional FTQ Montréal métropolitain.

Les organisations syndicales et environnementales terminent en rappelant que «le gouvernement du Québec avait promis d’être plus transparent que la Grande-Bretagne dans ses contrats de PPP. Pourtant, la Grande-Bretagne dévoile le montage financier complet qui sous-tend l’évaluation publique, y compris le profit du promoteur».



(Photo: Martin Alarie)

Fichier: Signature

Chroniqueurs

Chez nos voisins


La question du net

  • Êtes-vous d’accord avec la nouvelle orientation du plan d’embellissement de Ville de Laval?
  • Oui
  • Non

Liens