Agop T. Evereklian, candidat conservateur dans Laval-Les Îles.
(Photo: Martin Alarie)
Un ancien libéral candidat conservateur
Laval-Les Îles
Agop T. Evereklian, ancien conseiller politique de Raymonde Folco, affrontera son ancienne patronne lors de la prochaine élection fédérale puisqu'il a remporté l'investiture conservatrice dans la circonscription Laval-Les Îles.
Celui qui a obtenu 69 % des voix a également été chef de cabinet de Michel Dupuy, ministre et député de Laval-Ouest de 1993 à 1997. Alors que la campagne à l'investiture comptait trois candidats, M. Evereklian n'avait plus qu'un opposant au moment du vote, Anthony Gouvoussis. L'ancienne députée libérale de Laval-Est, Carole-Marie Allard, s'étant retirée de la course.
Le président de l'association conservatrice de cette circonscription de l'ouest de Laval, Victor Sabeh, rapporte que Mme Allard a fait savoir son désistement par écrit, une heure avant le début de l'assemblée d'investiture. «Elle a invoqué des raisons personnelles», dit-il.
Changer de camp
Avouant qu'il est passé chez les conservateurs récemment, Agop T. Evereklian rapporte qu'il ne voyait pas de possibilités d'avancement du côté des libéraux «dans les circonstances actuelles». «J'apprécie le leadership de M. Harper, il tient parole. Il respecte le processus démocratique. Il y a de la transparence. Même si j'ai joint les rangs conservateurs récemment, j'avais des chances égales d'obtenir l'investiture», estime-t-il.
Ancien organisateur en chef du Parti libéral du Canada dans Laval-Les Îles, M. Evereklian croit que la population désire du changement. Selon lui, les électeurs votent davantage pour la personne que pour le parti. «Si un candidat offre ce que les gens cherchent, ils vont l'appuyer», dit-il en entrevue au lendemain de sa victoire.
Jointe à Ottawa, jeudi, l'actuelle députée libérale de Laval-Les Îles Raymonde Folco a indiqué qu'elle continuerait à faire son travail de la même façon. «Quelqu'un qui change de parti comme il change de chapeau doit s'expliquer à la population», estime-t-elle.
La députée se fait plus dure lorsqu'on lui parle de la candidature de son ancienne collègue Carole-Marie Allard. Elle rappelle que cette dernière s'était d'abord présentée pour les conservateurs avant de porter les couleurs libérales. «Je n'ai pas beaucoup d'estime pour ceux qui changent de parti. On a une idée et une vision du Québec et du Canada. Une vision ne peut pas changer. Je ne comprends pas sa logique», ajoute-t-elle en parlant de Mme Allard.
Depuis trois ans, M. Evereklian est chef de protocole pour les conférences des Nations Unies se déroulant au Canada.