Plus de service, mais des tarifs encore dépareillés
La Société de transport de Montréal (STM), tout comme la Société de transport de Laval (STL) annonçait de bonnes nouvelles, la semaine dernière, pour le transport collectif. Pour que le gâteau lève enfin, pour les utilisateurs, un seul ingrédient manque: la concertation.
Les bonnes nouvelles déferlaient sur les régions de Montréal et Laval, la semaine dernière, pour la clientèle du transport en commun. La STL augmente la fréquence de ses autobus, tout comme sa consoeur, la STM. Cette dernière promet plus de service et de confort aux voyageurs du métro, notamment sur la ligne orange, qui se prolonge via les trois stations lavalloises.
En prime, la STL revoit à la baisse ses tarifs... alors que la STM et l'Agence métropolitaine de transport (AMT) haussent les leurs. N'y aurait-il pas lieu de se concerter pour offrir une baisse des tarifs à la grandeur de la région métropolitaine?
«Il y a déjà une concertation métropolitaine avec les cartes mensuelles TRAM», qui donnent accès aux trains de banlieue, autobus et métro de la région métropolitaine, fait valoir le directeur de la STL, Pierre Giard. Au chapitre de la tarification unitaire (tickets achetés à l'unité ou passage payé au comptant), «on joue sur ce que l'on contrôle» admet M. Giard.
Le manque d'intégration tarifaire donne lieu à une situation aberrante: l'invalidité des titres de transport de la STL pour accéder au métro. Les Longueuillois ont cependant le privilège, depuis la construction de leur station, d'accéder au métro avec la carte mensuelle CAM, qu'ils partagent avec les montréalais.
«Il va falloir se parler sérieusement», admet Pierre Giard, qui ajoute cependant que la question est complexe.
Plus de place
En attendant, les lavallois qui combinent autobus et métro pour voyager devront continuer à payer deux fois. En guise de consolation, le prix unitaire au guichet du métro demeure inchangé, à 2,75$. Ils bénéficieront par ailleurs d'une fréquence accrue des rames, dès le 7 janvier.
Les changements visent les périodes hors-pointe. Le matin et l'après-midi, le temps d'attente maximal sera réduit de 7,5 minutes à 5 minutes, aux extrémités des périodes de pointe, sur les lignes 1, 2 et 5.
Par exemple, alors que l'heure de pointe culmine, le matin, entre 7h08 et 8h42, à la station Montmorency, les trains demeurent bondés avant et après ces heures. Les nouvelles mesures dégageront sensiblement les wagons pendant ces périodes.
Les rames du midi, en semaine, seront également dégagées, avec un temps d'attente de 6 minutes plutôt que 7,5 minutes, sur les lignes 1 et 2. Les soirs de semaine et les week-ends, l'intervalle entre deux rames passera de 13,5 minutes à 8 minutes, sur les mêmes lignes.
Le réaménagement graduel de la génération de wagons datant de la construction du métro (les MR63) contribue également à améliorer le confort des voyageurs, en maximisant l'espace. Jusqu'à ce jour, 300 de ces 428 voitures ont été réaménagées. L'opération s'achèvera l'an prochain.