La construction atteint des sommets inégalés
L’appréciation du dollar canadien, la crise du secteur manufacturier et le ralentissement de l’économie américaine semble n’avoir eu aucune prise sur la situation économique lavalloise au cours de la dernière année.
Malgré une conjoncture incertaine de nature à affecter le niveau de confiance des investisseurs et des consommateurs canadiens et québécois, les chantiers n’ont cessé de se multiplier dans l’île Jésus pour atteindre une valeur record au permis.
Valeur au permis
Les onze premiers mois de l’année qui s’achève ont suffi pour éclipser le sommet enregistré en 2005. Cette année-là, la valeur totale des permis de construction et d’améliorations locatives délivrés par le service de l’urbanisme s’était chiffrée à 794,4 M$.
Parallèlement, Laval avait clôturé 2005 avec la meilleure performance économique de son histoire, à la faveur d’investissements de l’ordre de 1,57 milliard de dollars.
Au 30 novembre dernier, la valeur de tous les permis totalisait 889,6 M$, soit 32% de plus qu’au cours de la même période l’an dernier. Une hausse d’autant considérable que 2006 affichait le troisième meilleur rendement de l’histoire de Laval, à quelques dizaines de millions près des sommets des années fastes de 2005 et 2004.
Si la cadence se maintient en décembre, le Service de l’urbanisme aura délivré en 2007 des permis de construction et de rénovation pour une valeur d’un milliard en dollar!
Résidentiel
En 2007, le concert des bétonnières a particulièrement grondé dans le secteur résidentiel: le nombre de logements visés par les nouveaux permis dépassera les 2500 unités pour une cinquième année consécutive.
Jusqu’ici, on totalise 1479 permis de construction nouvelle qui se concrétiseront par l’ajout de 2669 unités de logement au parc domiciliaire lavallois, pour une valeur déclarée de 530 M$.
Plus d’un millier de ces unités d’habitation seront concentrées dans trois édifices à logement ciblant les enfants d’après-guerre. Il s’agit de la tour Les Philanthropes qui s’érigera à l’entrée de l’île Paton (611 logements), la troisième phase de la résidence Les Marronniers (247 logements) et de la seconde phase des Résidences du Boisé Notre-Dame (179 logements).
Par ailleurs, on évalue à 56 M$ la valeur totale des 1331 permis ayant autorisé, depuis le début de l’année, des travaux de rénovation domiciliaire.
Commercial
Le secteur commercial fut tout autant en ébullition au cours de l’année qui se termine, avec 30 nouvelles implantations confirmées au 30 novembre dernier. Totalisant 75 M$, la valeur au permis triple celle enregistrée pour la même séquence l’an dernier.
Au Centropolis, le promoteur Ivanhoé-Cambridge a entamé la quatrième phase de son développement, qui nécessitera des investissements de 60 M$.
Outre six nouveaux bâtiments où cohabiteront le commerce de détail au rez-de-chaussée et le marché des bureaux à l’étage, la construction d’un hôtel de 125 chambres y est prévue à l’angle des boulevards St-Martin et Daniel-Johnson.
À un jet de pierre de la station terminale Montmorency, le centre-ville lavallois prend forme au profit d’un ensemble de bâtiments commerciaux qui, à terme, totaliseront une superficie locative de 330 000 pieds carrés.
Le développement du pôle commercial n’est pas en reste dans l’est de l’île, alors que le «power center» bordant les autoroutes 19 et 440 poursuit lui aussi son expansion.
Quant aux commerçants déjà en affaires à Laval, ils furent près de 300 à investir dans la rénovation et l’agrandissement de leur établissement, pour plus de 50 M$ en valeur foncière.
Industrie et institution
Enfin, le secteur industriel a vu éclore 25 nouvelles entreprises dans l’île, pendant que 62 industries déjà implantées modernisaient leur usine pour un accroissement de la valeur au permis totalisant 100 M$.
Du côté institutionnel, quatre nouvelles constructions ont été consenties au cours des 11 premiers mois de l’année et 56 autres institutions déliaient les cordons de la bourse aux fins d’agrandissement, pour une valeur globale de 40 M$.