Poêles verts?
Il faut se méfier des appareils de chauffage certifiés et des nouveaux combustibles comme la bûche artificielle et les granules. La combustion reste toujours une solution non écologique, prévient l'ALAP
Une étude réalisée en 2000 par Environnement Canada, de concert avec l'industrie, conclut que les rejets de dioxines et de furannes provenant d'un poêle certifié EPA (Environmental Protection Agency) sont supérieurs à ceux d'un poêle conventionnel.
En général, la performance des poêles dits «verts» n'est conforme aux prétentions du fabricant que dans des conditions idéales difficilement reproductibles en réalité, note l'ALAP.
Quoique l'Association s'inquiète de la popularité croissante des poêles à bois, ils ne constitueraient pas un atout lors de la vente d'une propriété, constate-t-on chez Remax 2001. «Il y a dix ans, oui, mais plus maintenant», estime Michel Bélair, agent immobilier depuis 21 ans.
La crise du verglas a changé la donne, selon lui. L'augmentation du prix du bois, les exigences plus sévères des compagnies d'assurances et la nouvelle conscience environnementale sont à l'origine du nouvel engouement pour les foyers électriques et au gaz.
Selon la Chambre immobilière du grand Montréal, environ 40% des unifamiliales vendues sur le territoire lavallois, en 2006 et 2007, étaient équipées d'un foyer ou d'un poêle, chauffant ou non au bois. (N.V.)