Laval et Markham gardent contact
Accueil d’une délégation cet automne
Conclu il y a une douzaine d’années, l’accord de coopération en matière de développement économique jumelant Laval à Markham semble susciter encore beaucoup d’intérêt de part et d’autre.
Cet automne, une délégation économique en provenance de cette cité ontarienne débarquait à Laval pour une seconde fois en deux ans, dans la foulée d’une troisième mission économique impliquant les deux villes jumelles au cours de la même période.
Bien qu’aucun contrat ferme n’ait encore été annoncé à ce jour, Laval Technopole dresse un bilan positif de l’accueil de la dernière mission.
«L’objectif visait à cibler des partenaires stratégiques dans la communauté lavalloise et promouvoir de nouveaux investissements à la fois à Markham et à Laval», commente-t-on dans un communiqué émis la semaine dernière.
Pendant que des séances de maillage favorisaient la rencontre de chefs d’entreprises issus des secteurs de la biotechnologie et des technologies de l’information, les fonctionnaires des deux municipalités réaffirmaient leur engagement de coopération tout en discutant d’occasions d’alliances économiques futures.
Jumelles
Ce pacte finira tôt ou tard par faire des petits, tellement le jumelage est naturel.
À l’instar de Laval, Markham constitue une grande banlieue moderne au nord de la ville centre.
Qui plus est, Markham est au grand Toronto ce que Laval est à la région du Montréal métropolitain: un pôle économique majeur à caractère hautement scientifique et riche de nombreux sièges sociaux. Rappelons que la consoeur ontarienne est la capitale canadienne de la haute technologie avec plus de 860 entreprises oeuvrant dans l'économie du savoir, nommément les technologies de l'information et les sciences de la vie, alors que le cœur de la Cité de la biotechnologie et de la santé humaine du grand Montréal bat à Laval dans un parc d’affaires parfaitement intégré. Quant au e-pôle lavallois, il repose sur une masse critique d’entreprises tout aussi importante.
Vitrine
Pour l’organisme lavallois de prospection économique, ce partenariat lui offre une belle visibilité sur le marché de Toronto afin de promouvoir l’implantation, à Laval, d’entreprises ontariennes qui voudraient s’établir au Québec.
En ce sens, l’île Jésus représente une porte d’entrée sur un marché régional de 3,4 millions de personnes, voire un marché de plus de 130 millions de consommateurs à moins de 24 heures de route.