Selon la SCHL, il en coûtait à Laval en moyenne 611$ par mois pour se loger, soit 2$ de moins qu’en 2006.
(Photo: Martin Alarie)
Logements locatifs: le loyer a diminué en 2007
Pendant ce temps, le taux d’inoccupation s’est accru à 2,7%
Les locataires lavallois payaient un loyer moindre en octobre dernier qu’à la même période un an plus tôt.
Selon les résultats de l’Enquête sur les logements locatifs menée par la Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL), il en coûtait, à Laval, en moyenne 611$ par mois pour se loger, soit deux dollars de moins qu’en 2006.
Pendant ce temps, le loyer grimpait de 20$ sur l’île de Montréal pour s’établir à 639$, tous logements confondus. Sur la rive-nord, les locataires devaient débourser 583$ en octobre dernier, en hausse de 10$, alors que sur la rive-sud de Montréal, le prix du loyer diminuait de cinq dollars, passant de 622$ à 617$.
Qu’il s’agisse d’un studio (449$), d’une chambre (553$), de deux chambres (614$) ou d’un trois chambres (722$), le loyer moyen de tous les logements en terre lavalloise était à la baisse cet automne.
À noter qu'aux fins de son enquête annuelle, la SCHL utilise depuis maintenant deux ans une mesure qui lui permet d’estimer l’évolution des loyers demandés dans les immeubles existants et d’éliminer l’incidence de ceux qui ont été construits ou convertis entre les enquêtes.
Inoccupation à la hausse
Toujours par rapport à octobre 2006, le taux d’inoccupation s’est accru plus fortement à Laval que partout ailleurs dans la grande région métropolitaine. Il est passé de 2% à 2,7%. Sur la rive-sud, la seule région avec Laval où on note une baisse du loyer, on observe conséquemment la seconde plus forte hausse des logements inoccupés de l’ordre de 6 dixièmes de point de pourcentage.
À Laval, les studios affichent le taux d’inoccupation (5,2%) le plus élevé de tous les types de logement, tandis que les loyers de trois chambres accusent la plus forte hausse en comparaison avec octobre 2006, passant de 0,8% à 2,8%.
Pour l’ensemble de la région métropolitaine, la demande de logements locatifs est demeurée forte et cela, en dépit du fait que l’évolution de certains facteurs importants favorisait un relâchement plus prononcé, estiment les analystes de la SCHL.
On cible entre autres variables ayant contribué à freiner la demande de logements locatifs : la faiblesse relative du marché du travail cette année pour les moins de 25 ans, le solde migratoire en baisse par rapport à l’année précédente et le mouvement d’accession à la propriété comme en témoigne la vigueur du marché résidentiel. «Toutefois, le niveau d’emploi chez les jeunes demeure tout de même élevé et, au troisième trimestre de 2007, l’emploi a recommencé à s’accroître légèrement après avoir connu un début d’année difficile», observe Sandra Girard, analyste principale de marché à la SCHL. «Par ailleurs, bien qu’on s’attende à un recul de la migration nette, le solde demeurera positif», termine-t-elle.