Les rivières lavalloises se tiennent tranquilles
Alors que la Sécurité civile a accru sa surveillance des rivières, les lavallois ne courent pas le risque de vivre d'inondations dans les prochains jours, estime la firme Hydro-Météo, spécialisée dans la surveillance et la prévision des crues.
Les rivières des Mille Îles et des Prairies, dans lesquelles baigne l'île Jésus, ne font pas partie de la liste des cours d'eau actuellement sous haute surveillance.
Un avertissement de forte crue émis aujourd'hui par le Centre de prévision des crues du Québec fait monter d'un cran le degré de vigilance pour les secteurs irrigués par quatre cours d'eau, dont la rivière Châteauguay, sur la Rive-Sud.
«Les niveaux d'eau vont certainement monter, avec la quantité de pluie qui va tomber», a indiqué hier Pierre Corbin, géophysicien chez Hydro-Météo, lors d'une entrevue téléphonique.
Plus d'eau
Selon les prévisions en cours, la région devra composer avec une accumulation totale de 15 à 30 mm d'ici demain après-midi. Les deux rivières lavalloises n'échapperont pas à la tendance à la hausse du niveau des eaux, mais ne devraient pas sortir de leur lit.
Malgré les températures plus fraîches qui devraient prendre le relais mercredi après-midi, l'effet du redoux actuel se poursuivra pendant quelques jours, fait remarquer M. Corbin. La quantité d'eau provenant de la rivière des Outaouais continuera de se déverser en aval, mais à un rythme plus lent.
Glace
Quant à l'épaisseur de la glace, qui atteint en moyenne un peu plus d'une trentaine de centimètres sur les cours d'eau de la région, elle est normale pour la saison, estime le géophysicien.
Le couvert glacé n'est cependant pas uniforme, et l'adoucissement de la température a déjà fait ses ravages. «C'est loin d'être sécuritaire», évalue M. Corbin, en faisant référence aux usages récréatifs comme la motoneige, le patinage ou la pêche blanche.
Avec l'eau libérée par le ruissellement actuel et la hausse du niveau des eaux qui en résulte, une bande d'eau libre est en voie de se former sur les berges, explique Pierre Corbin. «En ce moment, ce n'est pas une bonne idée de s'aventurer sur la glace.»