Vieux Ste-Rose: l'enfouissement des fils est toujours souhaité
La note s'élèverait à 2,2 M$
L'administration municipale rapplique à nouveau auprès de la société d'État Hydro-Québec afin de qualifier le Vieux Ste-Rose au Programme d'enfouissement des réseaux câblés de distribution.
Depuis l'entrée en vigueur de ce programme au début du nouveau millénaire, Laval a mordu la poussière à chacune de ses tentatives.
La toute nouvelle demande est en tout point identique à celle déposée en 2002, laquelle était une version révisée de la demande initiale qui ne respectait pas les critères d'éligibilité.
Financé à 70 %
La municipalité cherche à bénéficier d'un généreux programme de subvention qui financerait à hauteur de 70 % les coûteux travaux de mise en terre de tous les équipements d'utilités publiques sur un tronçon de 650 mètres du boulevard Sainte-Rose, entre les rues Filion et des Patriotes.
«C'est le cœur du Vieux Ste-Rose en terme de patrimoine bâti», affirme le conseiller municipal Denis Robillard, croisé à la sortie de la salle du conseil de ville, lundi soir dernier.
Les coûts d'une telle opération: 2,2 M$. Hydro-Québec assumerait 50 % des frais, alors que les autres compagnies publiques contribueraient pour l'équivalent de 20 % du financement. On évalue la participation financière de la municipalité à quelque 660 000 $.
Si le projet de revitalisation devait se concrétiser, les commerçants directement concernés seraient sans doute appelés eux aussi à faire un effort, indique M. Robillard, sans étayer davantage sur la forme que pourrait prendre leur éventuelle contribution.
Pollution visuelle
L’impact visuel des réseaux de câbles et de fils aériens gâche la beauté du paysage et le caractère patrimonial du Vieux Ste-Rose.
De fait, ce pôle majeur d’animation gagnerait à libérer le paysage de ces disgracieuses structures portantes et ses multiples ramifications qui tissent une toile infâme dans le ciel de ce vieux quartier le plus fréquenté de l'île.
Tous s'entendent pour dire que la mise en valeur de la zone attenante à l’église Ste-Rose-de-Lima contribuerait à renforcer l’image et l’enviable réputation d’un site d’intérêt à vocation patrimoniale, culturelle, artistique et touristique.
Ce quartier ancestral qui a vu naître le grand colonisateur curé Antoine Labelle et grandir l’artiste peintre Marc-Aurèle Fortin est fréquenté à longueur d’année par les amoureux de la gastronomie et, durant la belle saison, par les excursionnistes, touristes et amants de la peinture qui y viennent de partout et par milliers pour participer aux traditionnelles manifestations populaires et artistiques.
«C'est le cœur du Vieux Ste-Rose en terme de patrimoine bâti.» - Denis Robillard