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«Des enfants ont faim dans le sud de Laval»

-- Laurent Aubin

par Benoit LeBlanc
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Article mis en ligne le 24 janvier 2008 à 6:16
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Tête de pioche, pour Laurent Aubin. (Photo: Martin Alarie)">«Des enfants ont faim dans le sud de Laval»
Un deuxième roman, Tête de pioche, pour Laurent Aubin. (Photo: Martin Alarie)
«Des enfants ont faim dans le sud de Laval»
-- Laurent Aubin
Pour refuge, un pilier le long de la rivière des Prairies ou un recoin de l'école Saint-Maxime. Pour exutoire, des cigarettes au parc Des Colibris. Dans Tête de pioche, Laurent Aubin transpose l'action de son deuxième roman dans Chomedey, un secteur lavallois qu'il a bien connu.
Laurent Aubin a travaillé en éducation pendant plus de 34 ans à Laval. Il a enseigné l'éducation physique à Saint-Gilles, Jean-Lemonde, Raymond-Labadie et Saint-Gérard. Ancien directeur d'école, il a administré l'école secondaire Mont-de-La Salle durant 17 ans, après des passages dans les écoles primaires Saint-Paul, Jean XXIII et Les-Trois-Soleils.

«Des enfants ont faim dans le sud de Laval. J'ai eu à vivre des situations d'élèves laissés à eux-mêmes. Ces jeunes subissent du taxage. Ils sont rejetés par leurs parents et connaissent souvent des problèmes de drogue», raconte le pédagogue devenu écrivain.
L'aventure de la rue
Laurent Aubin s'est inspiré de ses expériences pour créer le personnage de Cédric. Un adolescent qui vit «plus de difficultés que la moyenne des jeunes». Un jour, Cédric en a marre des tensions vécues dans sa famille reconstituée. L'adolescent fugue. Il se retrouvera finalement dans un centre d'accueil pour jeunes, face à une travailleuse de rue.
«Cédric n'est pas un mauvais cheval. Mais son vécu l'entraîne à tester ses limites, à expérimenter l'illégalité, à flirter avec l'appel des gangs de rue. J'ai tenu à garder un espoir, une main tendue vers ce jeune fugueur», dit celui qui tenait aussi à souligner l'importance du travailleur social dans nos écoles d'aujourd'hui. «Ces gens aident autant les parents que les enfants à surmonter leurs difficultés.»
Cacher cette misère
«On a toujours l'impression que la misère, c'est à Montréal, dans Hochelaga-Maisonneuve. J'invite les gens à se rendre dans le sud de Laval, à jeter un œil à l'école Les-Quatre-Vents, l'une des plus défavorisées au Québec. Mais je ne veux pas faire la morale. Je ne jette pas la pierre à personne, surtout pas au personnel des écoles. Là, je raconte une histoire et tant mieux si elle réussit à toucher le monde», lance finalement Laurent Aubin.
Le roman Tête de pioche est publié par Les Communications Mille Mots. Il a été lancé dans un restaurant du boulevard Saint-Martin en novembre dernier. Notons que pour chaque exemplaire vendu, 5$ sera remis à la Fondation scolaire de Laval pour les milieux défavorisés. Information: www.millemots.ca ou laubin@millemots.ca.
Laurent Aubin s'est inspiré de ses expériences pour créer le personnage de Cédric.

PHOTO DIGITALE TetePiocheAubin

(Photo: Martin Alarie)

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