Le nettoyage du site du dépotoir Gagné, à Duvernay, est retardé.
(Photo: archives Martin Alarie)
Le nettoyage du dépotoir Gagné pourrait coûter 1,85 M$
L'enlèvement et la valorisation des déchets du dépotoir Gagné, à Duvernay, est à nouveau retardé, et coûtera possiblement plus de six fois plus cher que ce que la Ville avait prévu.
De 300 000$, avant taxes, la facture de l'enlèvement des matières résiduelles du dépotoir illégal et leur transport dans des sites autorisés est passée à 1 850 000$.
Sous-évaluées
«En 2006, le ministère de l'Environnement a établi une évaluation sommaire des quantités de matières» présentes sur le site, explique le porte-parole de la Ville, Marc Laforge. Le coût initial était basé sur cette évaluation. Il a été impossible de valider cette information au Ministère.
Le contrat d'enlèvement des déchets devait être donné à une entreprise. Le nouveau scénario de coût implique le rejet de toutes les soumissions ouvertes le 17 juillet 2007, explique-t-on dans une communication du Service des finances et de l'approvisionnement au comité exécutif, datée du 23 janvier dernier.
Le dossier est maintenant en suspens. «Mieux vaut avoir une idée d'ensemble du dossier», plaide M. Laforge, en précisant que l'affaire fait toujours l'objet de procédures judiciaires.
Qui payera?
Dans une ordonnance émise le 13 décembre 2006, la Cour supérieure exhorte les propriétaires à cesser tout apport de matières sur le terrain, situé à proximité du boisé Papineau. Elle ordonne également d'enlever les déchets et de les transférer dans des sites autorisés.
Elle permet par ailleurs à la Ville de faire le travail elle-même, aux frais des propriétaires, si ceux-ci ne passaient pas à l'action. «L'objectif de la Ville est toujours de forcer Service Sanitaire Gagné à assumer ses responsabilités à l'égard de son site illégal», dit Marc Laforge.
Dans l'éventualité où la Ville devait s'exécuter, la facture salée ne pourrait être épongée par la seule saisie du terrain, évalué à 213 200$ en 2007. En novembre dernier, le Courrier Laval découvrait sur le site une cheminée d'accès à la nappe phréatique (piézomètre). Ville de Laval et le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs disent ignorer qui a installé cet équipement, qui permet d'établir s'il y a contamination du sol. Dans cette éventualité, la facture pourrait encore grimper.
Des activités de tri de matériaux ont cours illégalement sur le site actuel et dans le voisinage, depuis 1999. Les intimés ont été condamnés à des amendes de 13 000$, en octobre 2007, pour outrage au tribunal.
(Photo: dépotoir 100208)
(Photo: archives Martin Alarie)