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Du jazz à cordes

Charles Wizen foulera les planches de la Maison des arts

par Benoit LeBlanc
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Article mis en ligne le 6 mars 2008 à 7:40
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Du jazz à cordes
Charles Wizen et Marin Nasturica (Photo: Martin Alarie)
Du jazz à cordes
Charles Wizen foulera les planches de la Maison des arts
Le jazzman au violon magique débarque en ville! Avec leur nouveau spectacle, Charles Wizen et son quartet retournent aux sources. Celles du Hot Club de France, ce style emblématique du jazz à la française.
En 1933, Django Reinhardt et Stéphane Grappelli forment un quintette au Hot Club de France. Rapidement, ils imposent un style inusité, avec un ensemble composé entièrement de cordes, créant ce swing typique de l'Hexagone. On ajoute parfois un accordéon, mais surtout, on s'éloigne des cuivres et de la guitare électrique à l'américaine.

Pendant ce temps, chez les Wizen, le grand-père est luthier, ses fils jouent et enseignent le violon. À trois ans, l'un des petits-enfants respecte la tradition familiale. Charles commence une formation musicale classique. Or à12 ans, l'adolescent entend le premier disque de Reinhardt et Grappelli.

«J'ai attrapé le virus du jazz et j'ai jamais pu m'en débarrasser. Pour jouer le jazz, faut penser jazz. Car un style, ça ne s'apprend pas. Ça ne se fabrique pas. Il faut connaître parfaitement la musique et son instrument, puis jeter la partition», raconte Charles Wizen.

«Quand je suis arrivé en Amérique en 1960, personne ne jouait ce jazz à cordes», souligne celui qui a longtemps enseigné le violon jazz dans une université de New York.
Horizon grand ouvert
Passé les années 2000, l'artiste sent le besoin d'élargir son répertoire. C'est pourquoi les Lavallois entendront aussi des classiques de Cole Porter et Georges Gershwin, en plus d'un pot-pourri Django Reinhardt et de quelques compositions.
On sait que Charles Wizen est passé à l'histoire avec l'album Djangology, enregistré avec le guitariste gitan Raphaël Fäys. Ensemble, ils ont créé ce métissage de jazz manouche, que l'on nous sert désormais à toutes les sauces. C'est d'ailleurs ce même Raphaël Fäys qui a fait découvrir le Québec au Parisien d'origine. Charles Wizen s'est entiché de la belle province. Le musicien a habité à Sherbrooke de 1999 à 2002, devenant un habitué des festivals de jazz de Montréal et Rimouski.

Lors de sa tournée actuelle, Wizen sera accompagné de Marin Nasturica à l'accordéon, Éric Lagacé à la contrebasse et Denis Chang à la guitare.

«L'essence du jazz, ça reste le battement de cœur et la syncope, ce rythme qui donne envie de bouger et taper des pieds», observe finalement le musicien qui prendra la route du Québec ce vendredi.

@D:Charles Wizen et son quintette seront à la Maison des arts de Laval (1395, boulevard de la Concorde Ouest), 20h, le vendredi 14 mars. Information: 450 667-2040.

PHOTO DIGITALE CharlesMArin

(Photo: Martin Alarie)
«J'ai attrapé le virus du jazz et j'ai jamais pu m'en débarrasser»
– Charles Wizen

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