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Un allié de taille pour la Coalition contre le prolongement de l'A-25

L'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement verse 10 000$ pour financer la demande d'injonction

par Stéphane St-Amour
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Article mis en ligne le 6 mars 2008 à 18:16
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Un allié de taille pour la Coalition contre le prolongement de l'A-25
L'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec joint la Coalition contre le prolongement de l'autoroute 25. Son président Michel Gagnon apparaît ici en présence du directeur général du CRE-Montréal, André Porlier. (Photo: Martin Alarie)
Un allié de taille pour la Coalition contre le prolongement de l'A-25
L'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement verse 10 000$ pour financer la demande d'injonction
Il faut désormais parler d'un quatuor derrière la demande d'injonction visant à faire cesser les travaux du parachèvement de l'autoroute 25, alors que l'Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec épouse la cause des verts.
En joignant les rangs du Conseil régional de l'environnement (CRE) de Montréal, d'Équiterre et de Greenpeace, l'APIGQ apporte non seulement son expertise, mais annonce qu'elle contribue pour 10 000$ au fonds qui financera le processus judiciaire en cours. «Nous ne sommes pas contre les projets de développement, mais nous sommes convaincus que la prolongation de la 25 ne souscrit pas aux principes de développement durable et que l'option du partenariat public privé (PPP) n'est pas la meilleure pour les contribuables québécois», Voilà ce que déclarait, jeudi en conférence de presse, le président du syndicat représentant les 1125 ingénieurs oeuvrant dans la fonction publique québécoise dont près de la moitié sont affectés au ministère des Transports (MTQ).
S'en dissocier
Michel Gagnon s'empresse d'ajouter que cette initiative n'est pas un moyen de pression et que son organisation n'entamera pas les prochaines négociations avant 2010.
Le fait que le gouvernement ait préféré confier l'élaboration des plans au secteur privé plutôt qu'a ses propres ingénieurs n'est nullement en cause dans la présente sortie publique, insiste-t-il.

À cet égard, M. Gagnon affirme que 84% des activités du MTQ est déjà donné en sous-traitance au profit de l'industrie du génie-conseil. «C'est juste qu'on ne veut pas être identifié comme responsable de cette décision», a-t-il expliqué, qualifiant le parachèvement autoroutier de «projet sans vision d'avenir».

Pour le leader syndical, il est clair que ce projet n'est pas la bonne solution à la congestion routière, pas plus que le PPP ne constitue une option moins coûteuse qu'en mode conventionnel. «Plusieurs études démontrent qu'une augmentation de la capacité routière se traduit par une congestion supplémentaire», lance-t-il avant de questionner les chiffres dévoilés par la ministre des Finances, selon lesquels le PPP permettrait au gouvernement de réaliser des économies de 226 M$ sur un projet de 484 M$.
Un PPP plus cher
«Notre demande d'accès à l'information concernant les détails des coûts du projet et l'analyse de risque nous a été refusée, alors que la firme comptable PricewaterhouseCoopers n'a pas été en mesure de certifier les données de l'étude», ajoute Michel Gagnon, dénonçant le manque de transparence du gouvernement Charest dans le dossier du prolongement de l'autoroute 25.
«Les auteurs ne fournissent aucune assurance ou garantie quant aux informations qu'ils présentent, que ce soit au niveau des coûts, des échéanciers, des projections d'achalandage ou de l'évaluation des risques».

Quant aux frais de passage qui seront chargés aux automobilistes en 2011, le coût maximal fixé à 2,40$ pourrait grimper rapidement, estime le président de l'APIGQ.

«Lorsqu'il y aura de façon récurrente plus de 3000 véhicules par heure en période de pointe, le péage fera un bond de 25% et chaque tranche additionnelle de 250 voitures à l'heure justifierait une hausse de 50 cents du péage», avance Michel Gagnon. Ce dernier estime que si les travaux étaient réalisés à l'interne, le gouvernement aurait à débourser 183,6 M$ au lieu des 234,5 M$ que lui coûtera le projet en PPP.



(Photo: Martin Alarie)

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