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Les directeurs d'école souhaitent plus d'autonomie

Discussions sur la gouvernance des commissions scolaires

par Geneviève Fortin
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Article mis en ligne le 9 mars 2008 à 4:31
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Les directeurs d'école souhaitent plus d'autonomie
Discussions sur la gouvernance des commissions scolaires
Alors que certains les croient avides de plus de pouvoirs, Maxime Mongeon, président de l'Association des directeurs d'établissements de l'île Jésus (ADEIJ), explique que les directeurs d'école désirent plutôt davantage d'autonomie pour les conseils d'établissements.
M. Mongeon rappelle d'ailleurs que les directeurs siègent au conseil d'établissement de leur école, mais qu'ils n'y ont pas le droit de vote. Il accepte cette situation, mais désire tout de même que les enseignants, les membres du personnel et les parents qui composent le conseil d'établissement aient une marge de manœuvre lorsqu'ils prennent des décisions, notamment au moment de l'adoption du budget de l'école.

«Qui de mieux placé que ceux qui connaissent leur réalité et qui sont des gens de terrain pour aider l'élève», demande celui qui a participé au Forum sur la démocratie et la gouvernance des commissions scolaires qui se tenait à Québec, à la fin février.

Le président de l'ADEIJ croit que dans son fonctionnement actuel, le système est démobilisateur parce que qu'il ne favorise pas la créativité. «Ce n'est pas parce qu'on impose une bonne idée que cela fonctionne partout», dit-il en indiquant que des études démontrent qu'une plus grande autonomie de l'école a des répercussions sur la réussite des élèves.
Financement direct
Ce que désire la Fédération québécoise des directions d'établissement d'enseignement auquel l'ADEIJ est affiliée, c'est un financement direct des écoles. «Nous sommes des gestionnaires et des leaders pédagogiques, soutient M. Mongeon. Avec davantage d'argent, nous pourrons faire avancer nos croyances. Pour l'instant, nous n'avons pas de sommes pour les plans de réussite de nos écoles, mais nous devons tout de même les atteindre.» Il précise toutefois que la fédération ne demande pas plus d'argent dans le système, mais une redistribution des sommes.
Si les directions d'école souhaitent une certaine réduction de l'appareil administratif des commissions scolaires, Maxime Mongeon admet qu'une structure intermédiaire doit demeurer en place entre le ministère de l'Éducation et les écoles, notamment pour certains services de soutien.

Au terme du Forum, M. Mongeon se dit confiant quant aux décisions que prendra la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, Michelle Courchesne. «Elle a clairement dit qu'il faut tenir compte du point de vue des directions», rapporte-t-il. Selon lui, cela laisse présager qu'elle aura le courage de réduire la lourdeur administrative en donnant plus d'autonomie aux écoles.

Le président de l'ADEIJ craint toutefois que la ministre soit tentée d'aller vers un consensus, ce qui pourrait signifier un nivellement vers le bas.

À ceux qui se demandent pourquoi les directeurs d'école vont jusqu'à prendre une position contraire à celle de leur patron, Maxime Mongeon répond: «C'est probablement parce qu'il s'agit de quelque chose d'important: la loyauté à l'élève».

PHOTO DIGITALE : #19141521 (photos.com)

(Photo: photos.com)

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