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La Ville défend le projet du pôle Montmorency

par Stéphane St-Amour
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Article mis en ligne le 16 mars 2008 à 5:33
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La Ville défend le projet du pôle Montmorency
Urbania, le projet d'habitation en copropriété mis en chantier en 2003, jouxtant la station terminale Montmorency, tarde à se développer. (Photo: Martin Alarie) Fichier: Urbania
La Ville défend le projet du pôle Montmorency
Le directeur du Service de l’urbanisme de Laval se dit confortable avec le plan d’aménagement qui est à jeter les bases d’un centre-ville autour du pôle Montmorency.
Sylvain Dubois soutient que la Ville respecte «le principe pyramidal» du concept Transit Oriented Development communément appelé TOD, selon lequel la densité créée tout autour d’une tête de pont de transport s’amenuise plus on s’en éloigne.

«On a récemment modifié le zonage pour densifier davantage le projet d’habitation Urbania», indique-t-il.

Initialement prévus pour 4 et 5 étages, les six immeubles à venir ont été révisés à la hausse à la faveur de tours de 8, 10 et de 11 étages, ce qui devrait se traduire par l’ajout de 31 étages et de 270 unités en copropriété supplémentaires.
24 pieds de hauteur, mais un seul étage
Tout juste de l'autre côté du boulevard Le Corbusier, un développement commercial est sorti de terre au cours des derniers mois. À terme, le vaste terrain de 1,2 million de pieds carrés accueillera une dizaine de bâtiments qui abriteront une trentaine de commerces, lesquels auront tous un accès direct à la rue.
Ces bâtiments respectent «la norme minimale de 24 pieds de hauteur» enchâssée dans le plan d'implantation et d'intégration architecturale (PIIA), adopté par le conseil municipal à l'été 2006.

N’aurait-il pas été préférable de prévoir à la place une disposition imposant un minimum de 2, 4 ou 6 étages, comme c’est le cas du Plan particulier d’urbanisme (PPU) qui dicte les paramètres du redéploiement de la zone industrielle avoisinant la station de la Concorde? «C’est autre chose; les six étages prévus au PPU concernent la mixité des fonctions résidentielle et commerciale», répond l'urbaniste en chef de la ville. «Vingt-quatre pieds, c’est l’équivalent d’un édifice de près de trois étages», enchaîne-t-il, comparant la facture visuelle du nouveau complexe commercial à celle du Centropolis. S’il juge que c’est «un gabarit suffisant» pour créer un environnement urbain distinctif et bien encadrer l'espace public de l'axe commercial, il faut convenir que l’opération ne sert pas la densité.

M. Dubois reprend, faisant valoir que c’est une question de marché. «C’est peu fréquent et plus contraignant d’exploiter un commerce sur plusieurs niveaux. On a fait le choix du gabarit.»
Stationnement
Quant aux quelque 800 cases qui desserviront les automobilistes, le directeur du service de l’urbanisme mentionne que la Ville a opté pour «un stationnement de surface» plutôt qu’étagé ou souterrain, mais qu’elle a pris soin de le dissimuler derrière un encadrement bâti en continu le long du boulevard Le Corbusier de même qu'en bordure des voies de circulation bordant le terrain à ses extrémités nord et sud.
M. Dubois parle d’un mal nécessaire, alors que personne n’a intérêt à développer une offre de services si on en limite l’accès aux consommateurs, dit-il. «Ça prend un minimum de cases de stationnement pour faire fonctionner les commerces».

Toujours selon le principal intéressé, les aires de stationnement n'entraveront en rien la circulation piétonne le long de la rue principale donnant accès au site qui sera relevé d'une esplanade à l'entrée et d'une place publique dans sa partie centrale.
Urbania
Le mois prochain, le métro roulera depuis un an à Laval. Malgré le succès d’achalandage que connaissent les nouvelles stations, le projet d’habitation jouxtant la station terminale Montmorency ne semble pas en tirer profit, le dernier immeuble de 40 unités ayant été mis en chantier il y a 22 mois.
Une situation qui n’inquiète pas outre mesure le directeur de l’urbanisme de Laval. «Le gâteau est en train de prendre», assure-t-il, convaincu que la nouvelle desserte commerciale d’en face aura un effet accélérant sur le rythme de la construction. «Les phases 4 et 5 sont présentement sous étude», note Sylvain Dubois, tout en rappelant qu’il «vaut mieux prendre un peu plus de temps pour obtenir le maximum de densité désiré».

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