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Laval affiche un taux d'activité record

par Alexandra Roy
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Article mis en ligne le 3 mars 2008 à 11:09
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Laval affiche un taux d'activité record
Le secteur des services représente 80% du marché de l'emploi à Laval et au Québec, comparé à 14% dans le domaine manufacturier. (Photos:Martin Alarie) Savaria.jpg
Laval affiche un taux d'activité record
Laval est la ville qui affiche le plus haut taux d'activité au Québec. Avec 80% des Lavallois qui sont présentement à l'emploi ou à la recherche d'emploi, la population active de la région a presque atteint son maximum.
«Très peu de pays peuvent se vanter de pouvoir atteindre ce taux», indique Jacques Chapdelaine, économiste au bureau régional d'Emploi-Québec. Une des raisons qui expliquent cet avantage est le positionnement stratégique de la municipalité, qui lui permet à la fois de bénéficier du dynamisme économique montréalais, et de celui de la Rive-Nord. «Avec le nouveau développement économique qui se crée, Laval est une région qui offre un grand potentiel de terrain et d'espace pour les entreprises. Sa proximité avec les réseaux routiers permet par ailleurs une plus grande mobilité de la main-d'œuvre», explique-t-il.
Prédictions favorables
Le taux de chômage actuel recensé par l'Enquête sur la population active du mois de février, soit 6,8%, témoigne de ce fait. «Au rythme où évolue l’économie, on devrait maintenir la tendance annuelle de 5,1% de 2007, ce qui est excellent comme taux de chômage. L'activité économique de la région se porte bien: les dépenses des consommateurs augmentent, les nouveaux investissements gouvernementaux créent de l'emploi et les taux d'intérêt demeurent faibles», poursuit M. Chapdelaine.

Entre 2001 et 2006, le taux d'emploi augmenté de 19%, ce qui représente une hausse de 3,8% par année. Cette croissance s'explique par le fait que la récession économique qui s'abat sur les États-Unis ne touche pas le secteur le plus prometteur de l'emploi, soit le domaine des services. «La récession touche surtout le secteur manufacturier puisque ce sont des entreprises fortement exportatrices. Avec la concurrence mondiale et la parité du dollar américain, les entreprises américaines sont moins tentées d'importer des produits du Canada», explique l'économiste.

Depuis 2003, 100 000 emplois ont été perdus au Québec dans le secteur manufacturier. Malgré ces pertes, M. Chapdelaine demeure optimiste. «Les emplois qu'on perd dans ce secteur vont être repris dans le secteur des services qui est porté par une augmentation de la demande intérieure. La croissance sera peut-être moins forte, mais le taux d'activité continuera de s'accroître.»

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(Photos:Martin Alarie)



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Resserrement du marché du travail
Par ailleurs, une des conséquences du taux d'activité élevé est que la main d'œuvre se raréfie. «Pour un poste disponible, il y a moins de travailleurs disponibles qu'il y a dix ans», explique Jacques Chapdelaine, économiste au bureau régional d'Emploi-Québec.
Avec le retrait massif des baby boomers du marché du travail dans quelques années, la situation risque de se compliquer. «Comme il s'agit un phénomène de société inéluctable, les entreprises doivent se préparer à remplacer la main d’œuvre, à augmenter leur productivité, autant dans le domaine manufacturier que dans le domaine de la production de services. Si on veut maintenir notre richesse, il va falloir produire différemment.»

D'autre part, certains secteurs comme la construction et le secteur manufacturier ont plus de difficulté à recruter du personnel en raison des conditions de travail parfois difficiles. «Étant donné que la main d'œuvre deviendra plus rare, les entreprises ont intérêt à la garder», estime l'économiste.

Malgré ces contraintes socioéconomiques, M. Chapdelaine demeure optimiste face à l'avenir. «Il a beaucoup de prise de conscience qui s'effectue autant du côté des entreprises que des gouvernements. S'ils sont capables de s'adapter, ce ne sera pas catastrophique», conclut-il. (A.R.)

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