Comme des dizaines d'autres résidents du secteur, Christian Létourneau et sa famille ont dû être évacués de leur domicile, dans la nuit de lundi à mardi.
(Photo: Martin Alarie)
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Évacués au beau milieu de la nuit
Un homme était barricadé chez lui depuis minuit
Un homme armé qui était barricadé dans son appartement depuis lundi soir ne s'est finalement rendu aux policiers que le lendemain, en après-midi, au grand malheur de dizaines de voisins qui ont dû passer la nuit à l'extérieur de leur foyer.
Tout a débuté lundi, en fin de soirée, quand le suspect de 63 ans, Gregorios Scalazo, un homme de Pont-Viau qui était en état d'ébriété, a reçu la visite d'un cousin italien.
Pour une raison encore inconnue des policiers, l'homme a soudainement pointé une arme à feu sur son visiteur, juste avant de le menacer de mort. Celui-ci a alors tenté de contacter le fils de suspect, afin qu'il tente de le calmer, mais cette idée n'a visiblement pas porté ses fruits. Il a finalement réussi à sortir de l'appartement du sexagénaire, et à contacter la police de Laval.
À leur arrivée, vers minuit, les policiers ont rapidement fait évacuer les résidences du secteur, question d'assurer la sécurité de leurs occupants.
«Une policière est venue cogner chez moi au beau milieu de la nuit et m'a demandé de faire sortir toute ma famille sur-le-champ, sans rien m'expliquer, relate Christian Létourneau, propriétaire d'une maison voisine. On s'est vite habillés et on a suivi la policière, qui nous a fait passer dans la cour d'autres maisons et sauter des clôtures. On s'est alors retrouvés dans un autobus, en compagnie d'autres voisins.»
Ce n'est qu'une fois à bord de l'autobus que les personnes évacuées de leur domicile ont finalement eu droit à des explications.
«On nous a raconté qu'un homme armé s'était barricadé chez lui et que pour notre sécurité, on ne pouvait pas rester dans nos maisons, poursuit M. Létourneau. On ne nous a pas précisé combien de temps on devrait demeurer ici. Personnellement, j'ai dû annuler la journée d'école de mes enfants.»
Arrestation
Ce n'est finalement que mardi, à 14h10, que les négociateurs de la police de Laval ont convaincu le suspect de déposer son arme à feu et de sortir de chez lui. Il a été immédiatement transporté au quartier de détention, et il devra faire face à des accusations de menaces de mort er d'entreposage illégal d'armes à feu.
Quant aux personnes évacuées, elles ont pu regagner leurs maisons respectives environ trente minutes après l'arrestation.
Michel Trahan
Commentaire mis en ligne le 26 mars 2008Encore une chance que les armes de poing « légal » sont supposé être enregistrer depuis les années ’30, et encore une chance que nous avons dépensé 2 milliard de dollar en paperasse pour créer le registre des armes longues… Sans quoi nous n’aurions jamais trouvé ce pistolet illégal!
Peut-être que l’on devrait dépenser moins en formulaire de toute sorte, et un peut plus en programme sociaux qui s’adresse au gens avec des comportements violent et agressif…
Félicitation aux policiers qui ont su bien gérer la situation.