Selon Alain Demers, chroniqueur plein air, il est plus facile de voir les oiseaux sauvages de la faune au Parc de la Rivière-des-Mille-Îles que dans n’importe quel autre parc national. (Photo d’archives -- Martin Alarie)
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Les vraies couleurs de Laval
Laval regorge d’activités touristiques si l’on se donne la peine de regarder un peu plus loin que le Cosmodôme et l'autoroute 15 selon Alain Demers, auteur et chroniqueur plein air.
«Il y une grande méconnaissance du potentiel touristique de la région. […] Combien de personnes savent qu’au Parc de la Rivière-des-Mille-Îles, on peut faire du kayac, voir des tortues, des hérons et des castors ? Il y a tout un travail de mise en valeur à faire et de changement de l’image collective associée à Laval», estime-t-il.
Préjugé tenace
«C'est un préjugé tenace de décrire Laval comme une ville d'autoroute et de centres commerciaux, alors que ce n'est qu'une des facettes touristiques. Il suffit de venir voir, de se donner la peine de venir voir ce qui se passe», estime Denis Giroux, directeur des relations publiques de Tourisme Laval. «Laval n'a pas encore une notoriété aussi grande que Montréal. Sa proximité avec Montréal est un avantage, mais aussi un désavantage, les gens sont toujours plus attirés vers les grandes villes. Par ailleurs, Laval est encore une jeune destination touristique. Il y a 20 ans, il n'y avait pas beaucoup d'activités touristiques. Maintenant il y a plusieurs attraits touristiques majeurs, mais reste qu'on est encore en émergence», explique-t-il.
Mythe de pollution des rivières
Un des moyens concrets pour améliorer la perception de l'image associée à Laval selon Alain Demers serait de démystifier le mythe de la pollution des rivières, notamment en rendant la qualité des eaux transparente à la population. «La couleur de l’eau peut devenir un obstacle pour plusieurs personnes. Ce n’est pas parce que l’eau est brune qu’elle est polluée. Ça prend des analyses bactériologiques pour déterminer le seuil de contamination de l’eau. Par ailleurs, cela n’enlève rien à la richesse des lieux», fait-il valoir.
Selon le chroniqueur, il y a encore beaucoup de travail de mise en valeur du territoire. «Les gens doivent se voir passer une fin de semaine à Laval. Pour ça, ça prend des activités qui remplissent bien une journée. Les attraits sont là, il faut juste les développer», affirme-t-il. Par exemple, la construction de terrasses sur le bord de l’eau dans le Vieux Sainte-Rose serait une combinaison gagnante selon lui.
«Le tourisme est en constante évolution à Laval, c'est sûr que ça serait plus le fun si on avait encore plus d'attraits majeurs, mais tout ça, ça ne se fait pas en un an. Les élus municipaux doivent également intervenir», souligne M. Giroux.
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