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Les baby-boomers, ces aînés oubliés?

par Sophie Méley-Daoust
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Article mis en ligne le 30 mars 2008 à 4:03
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Les baby-boomers, ces aînés oubliés?
La nouvelle génération d'aînés, les baby-boomers, souhaite rester active en plus de contribuer différemment à la société. (Photo: Martin Alarie)
Les baby-boomers, ces aînés oubliés?
La série d'actions gouvernementales annoncée la semaine dernière par la ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, sur l'amélioration de la condition de vie des aînés, semble, à ce jour, avoir omis d'aborder la question des baby-boomers au profit des proches aidants et des aînés vulnérables.
«Les actions présentées ne parlent pas de la nouvelle génération d'aînés, les baby-boomers», constate Valérie Lantagne du Comité d'animation du troisième âge de Laval (CATAL). Elle affirme pourtant que de plus en plus de gens âgés dans la soixantaine font appel au CATAL. «Autour de 68 ans, certains ont des problèmes conjugaux ou familiaux, vivent un deuil ou une séparation et ne se pensent plus capables de tout gérer seuls», explique Valérie Lantagne. Selon elle, ces personnes viennent frapper à la porte de son organisme, car le soutien offert est immédiat, contrairement au CLSC où les processus de suivi et de rappel sont toujours très longs.
Développer de nouveaux contacts
Ces baby-boomers, souvent nouvellement retraités, poussent la porte d'organismes communautaires venant en aide aux aînés pour se recréer un réseau social. Ceci amène d'ailleurs les centres à offrir de nouvelles activités adaptées à cette clientèle. «Les actions de la ministre n'annoncent aucune mesure pour les baby-boomers. Ces gens-là ne veulent pourtant pas jouer au bingo, mais contribuer de façon différente à la société», explique la directrice des programmes du réseau FADOQ, Karine Jenest. Ce regroupement s'est même lancé dans un projet de coopération internationale en collaboration avec l'organisme CASIRA, donnant la chance à 15 participants de s'envoler au Guatemala. «Il est important de mettre sur pied des initiatives à l'image des baby-boomers«, assure Karine Jenest. Même son de cloche au CATAL où des clubs de marche et de vélo ont vu le jour pour répondre au besoin de cette clientèle.
Sensibilisation par la pub?
Valérie Lantagne déplore cependant les campagnes de publicité du gouvernement visant à promouvoir une image favorable du vieillissement. «Les gens entendent parler de nous par bouche à oreille et c'est ce qui permet de grandes retombées dans le milieu communautaire, pas la publicité», clame Valérie Lantagne, pour qui l'argent investi dans ces campagnes devrait plutôt servir à faire de la prévention auprès de la nouvelle génération d'aînés.
Karine Jenest se dit toutefois heureuse de voir dans ces publicités de jeunes aînés actifs. «La publicité touche directement les baby-boomers. On les voit jouer avec leurs petits-enfants et faire du sport», avoue-t-elle, consciente, malgré tout, que beaucoup de travail reste à faire pour rejoindre cette clientèle.

PHOTO DIGITALE : Aînés actifs.jpg

(Photo: Martin Alarie)

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