La députée libérale de Laval-Les Îles, Raymonde Folco, a souhaité réitérer la confiance en son chef, Stéphane Dion, à la suite, selon elle, de fausses allégations publiées cette semaine dans divers quotidiens.
(Photo: Martin Alarie)
Raymonde Folco ne reproche rien à Stéphane Dion
Le Parti libéral du Canada impatient d'aller en élections
Alors que le chef libéral du Canada, Stéphane Dion, annonçait en grande pompe jeudi qu'il ne voulait plus d'indiscipline dans son parti, la députée de Laval-Les Îles, Raymonde Folco clame qu'il est sage d'avoir divergences d'opinions au sein d'une organisation politique.
«Dans le parti, il y a des libéraux de droite, de gauche et de centre et nous avons toujours lavé notre linge sale ensemble», fait remarquer Mme Folco en réponse aux critiques faites cette semaine par le vice-président du parti, Steve Pinkus, qui comparait les troupes libérales à une «famille dysfonctionnelle».
La députée de Laval-Les Îles dément avoir reproché à son chef le piètre état de préparation électorale du parti, information rapportée cette semaine dans les quotidiens. «J'ai plutôt affirmé être avec mon leader et ne pas être en faveur d'un putsch», confirme Mme Folco. Elle ajoute qu'elle ne savait d'ailleurs pas que Stéphane Dion allait rencontrer le conseil de direction du parti jeudi afin de mettre ses intentions au clair.
Et les élections?
Bien que Stéphane Dion ait pratiquement fait la promesse de défaire le gouvernement de Stephen Harper à la suite de la motion sur la mission en Afghanistan et, une seconde fois, lors du dépôt du budget de Jim Flaherty à la fin février, rien ne fût fait fait. «C'est la décision du chef d'aller en élection et je m'en remets à lui», déclare Raymonde Folco. Elle soutient toutefois que le parti libéral est impatient de faire tomber le gouvernement conservateur.
Quant au choix de Stéphane Dion d'appuyer le budget, la députée de Laval-Les Îles répond que même si certains éléments lui déplaisaient, la décision s'est prise en équipe. «Le chef connaît mes opinions et ne m'a jamais rabrouée», explique Mme Folco.
Perte de crédibilité?
Pour la députée, la mauvaise image de Stéphane Dion dans les médias, ces dernières semaines, n'affecte en rien la crédibilité ou le poids du parti à la Chambre des communes. «M. Harper a une opposition très forte en Chambre et je m'apprête d'ailleurs à critiquer la loi des conservateurs sur l'immigration», certifie Mme Folco.
Raymonde Folco affirme même avoir reçu plusieurs courriels et appels téléphoniques de citoyens de son comté qui disent l'appuyer complètement dans sa démarche, bien que certains lui aient transmis leurs inquiétudes quant à de prochaines élections.
«Et des élections il y en aura de toute façon, car le gouvernement actuel ne peut rester en place plus tard que 2009», confirme Mme Folco, ajoutant qu'un chef de parti doit faire face à un vote, tous les deux ans, afin de savoir s'il conservera, ou non, son titre. «Évidemment, lorsqu'un parti perd ses élections, il est rare que le chef reste en place», conclut la députée.
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(Photo: Martin Alarie)