Marie-Mai partagera sa fougue avec le public.
(Photo: Martin Alarie)
Une Marie-Mai sans compromis
Marie-Mai incarne avec aplomb le mouvement «Girl power» dans le Québec francophone. Peu d'artistes féminines rassemblent autant les adolescentes autour d'une musique énergique, une mode débridée et des textes marquant la fierté d'être soi-même.
En compagnie de son complice privilégié, Fred Saint-Gelais, qu'elle a rencontré lors de son passage à Star Académie, Marie-Mai a conçu une soirée de Dangereuse attraction, titre de son dernier album.
«C'est un spectacle à fleur de peau, les gens apprennent à connaître toutes mes facettes. On est intense dans les éclairages, la musique, autant que dans mon interprétation. Quand c'est rock, c'est rock!» lance Marie-Mai, qui avoue qu'elle ne pourrait jamais s'adonner à un tour de chant acoustique.
«J'aime trop danser, il me faut des chansons qui bougent. Mais je conserve un côté nostalgique, on a gardé un passage acoustique dans la soirée.»
Répertoire
Dans cette tournée, la chanteuse se permet quelques reprises qui font déjà jaser fort positivement. On pense à des versions personnalisées de Music (Madonna), Umbrella (Rihanna), I Don't Wanna Be (Gavin DeGraw) et Highway to Hell d'ACDC. «J'avais envie de faire les chansons que j'aime, qui donne une idée jusqu'où j'aimerais aller», note Marie-Mai.
La jeune femme partagera aussi la fougue de ses compositions, dont Mentir, qui doit ouvrir le spectacle. «J'aime encore mon premier disque [Inoxydable], mais certaines pièces ne collent plus à ma peau. Là, je me laisse aller sans me mettre de barrières. Sans oublier que j'écris mes chansons depuis l'âge de sept ans», révèle l'artiste, dont le père était chanteur. Ce dernier lui a appris le piano et la guitare.
Hier et demain
C'est au secondaire que Marie-Mai découvre les planches dans une comédie musicale. Plus tard, elle rencontre France Castel qui met en scène une revue Passions intenses. Elle interprète si bien le Ziggy de Luc Plamondon, que France Castel en envoie la cassette à l'auteur. «Quand je l'ai croisé plus sérieusement [elle a chanté Salaud], il m'a demandé si je me souvenais de cette cassette. C'est un être que j'apprécie énormément», souligne-t-elle.
En plus de défendre la cause des enfants atteint de malaria en Afrique, une collaboration avec l’UNICEF, Marie-Mai prépare une tournée estivale en compagnie des Porn Flakes. Elle aura aussi à se familiariser avec l'animation, tout en continuant de composer ses chansons, un album anglophone en tête.
Marie Mai et ses musiciens transportent leur tournée «Dangereuse attraction» le mercredi 9 avril, à 20h, à la Salle André-Mathieu (475, boulevard de l'Avenir). Information: 450 667-2040.
PHOTO DIGITALE MarieMai
(Photo: Martin Alarie)
«Je me laisse aller sans me mettre de barrières»
-- Marie-Mai