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Courrier Laval
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Une solution coûteuse

par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 3 avril 2008 à 17:40
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Digestion anaérobie
Une solution coûteuse
Dans une perspective de réduction des gaz à effet de serre, l'option de compostage la plus séduisante est la digestion anaérobie, qui permet la production de biogaz. Cette option nécessite cependant la construction d'une usine coûteuse.
Ce procédé de dégradation des résidus organiques (déchets de table) s'effectue en l'absence d'oxygène.

Le méthane, un grand responsable de l'effet de serre, est transformé en biogaz à l'issue du processus. Ce dernier peut être substitué aux carburants fossiles. Au net, le bilan d'émission de gaz d'une municipalité s'en trouve amélioré.

L'option de la digestion anaérobie est cependant la plus dispendieuse de toutes, au chapitre de la valorisation des déchets de table. Le compostage en andains, réalisé à l'extérieur, ne nécessite que très peu d'investissements en capital.

Le compostage en usine, sans production de biogaz, suppose des coûts de construction de l'ordre de 20 M$, estime SNC-Lavalin, dans une étude comparative des technologies effectuée pour le compte de la Communauté métropolitaine de Montréal. Les coûts d'immobilisation sont estimés à 30 M$ pour la digestion anaérobie.

L'administration municipale lavalloise attendra les résultats d'une étude en voie d'être réalisée pour la région de Laval et de la Couronne nord, pour arrêter son choix, souligne le maire Gilles Vaillancourt.

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