Robert Frégeau sera candidat pour le Parti libéral du Canada pour la circonscription de Marc-Aurèle-Fortin.
(Photo: courtoisie)
Retour aux sources pour Robert Frégeau
L'homme sera candidat pour le PLC dans Marc-Aurèle-Fortin
Même si les prochaines élections devraient avoir lieu en 2010, plusieurs noms de candidats du Parti libéral du Canada (PLC) ont déjà été divulgués, dont ceux de Robert Frégeau pour la circonscription de Marc-Aurèle-Fortin et Alia Haddad pour Laval.
Fort de son expérience de conseiller municipal depuis 1982 pour la Ville de Boisbriand et notaire depuis plus de trente ans, Robert Frégeau se décrit comme un samouraï qui n'a pas peur de mourir, conscient qu'il aura à affronter un adversaire de taille, le débuté bloquiste de Marc-Aurèle Fortin depuis 2004, Serge Ménard.
Ayant grandi à Laval, en plus d'y avoir pratiqué sa profession de 1976 à 1994, Robert Frégeau, aujourd'hui âgé de 57 ans, se dit très heureux de représenter Marc-Aurèle Fortin pour le PLC. «Laval m'a vu grandir», admet-il.
M. Frégeau explique par ailleurs son choix de représenter le PLC, car c'est pour lui le seul parti de centre gauche qui pourra renégocier ses stratégies et rapports avec le Québec. Il concède toutefois que beaucoup reste à faire, notamment pour que le parti se débarrasse de l'étiquette du scandale des commandites, qui lui colle encore à la peau. «Les libéraux ont torpillé l'accord du lac Meech et ont échoué avec le rapatriement de la Constitution», ajoute en plus Robert Frégeau. Selon lui, le PLC a une responsabilité historique pour reprendre ces dossiers en main, afin que les francophones retrouvent leur fierté et leur place. «Le Parti libéral, pour défendre l'appartenance du Québec au sein du Canada, doit réformer la Constitution pour laisser place à un Canada renouvelé», soutient M. Frégeau, pour qui le Bloc Québécois n'est pas le seul parti à défendre les intérêts du Québec.
Convaincre les souverainistes de l'option libérale
Quant à la souveraineté, il avoue que plusieurs ne réalisent pas la fragilité du Québec, estimant «qu'on ne peut pas se permettre de casser la baraque». «Nous [le Québec] recevons plus de 8 milliards de dollars de péréquation. Avec une cessation, on ne pourra pas vivre avec la même qualité de vie», soutient M. Frégeau, ajoutant que la dette du Québec se situe aujourd'hui à 145 milliards de dollars. «Même Mme Marois a dit qu'il y aurait des tribulations si la souveraineté venait à se faire», avoue-t-il, comme pour ajouter à la défense de son point de vue.
Même s'il se dit heureux que les conservateurs aient réalisé la nécessité et l'importance du Québec au sein du Canada, il souhaite une renégociation des rapports entre ces deux entités. «Et c'est le Parti libéral qui pourra prendre les moyens pour se rendre là, et non pas le Parti vert, le NPD ou le Bloc», assure M. Frégeau, décrivant le PLC comme un véhicule amiral.
Robert Frégeau fait toutefois le constat lucide que le Parti conservateur (PC) pourrait bien être élu de façon majoritaire aux prochaines élections. Selon lui, plusieurs bloquistes auraient été séduits par la baisse de la TPS, l'abaissement du déséquilibre fiscal et une plus grande reconnaissance des compétences provinciales, réalisés par le PC. «Il y aura certainement, aux prochaines élections, une migration de la clientèle du Bloc vers le Parti conservateur», soutient M. Frégeau.
Reste donc à voir quelle option choisiront les 80 351 électeurs de la circonscription de Marc-Aurèle-Fortin, sachant qu'en 2006, Serge Ménard avait récolté plus de 27 000 votes contre 8407 pour la candidate du PLC.
Aucun retour d'appel de la candidate de Laval, Alia Haddad, n'avait été reçu au moment de mettre sous presse.
PHOTO DIGITALE : Robert Frégeau.jpg
(Photo: courtoisie)