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Pierre Lapointe, Méritas 2008

Un des grands architectes du nouveau visage économique lavallois

par Stéphane St-Amour
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Article mis en ligne le 13 avril 2008 à 5:35
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Pierre Lapointe, Méritas 2008
Un des grands architectes du nouveau visage économique lavallois
La Chambre de commerce et d’industrie de Laval a reconnu, jeudi soir, la contribution exceptionnelle de Pierre Lapointe à la vitalité économique et scientifique de la région.
Récipiendaire du Prix Hommage 2008, le directeur général de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) est sans conteste l’un des grands architectes du nouveau visage économique de Laval.

Visiblement ému par la projection d'un vidéo hommage projeté sur la grande scène de la Salle André-Mathieu, Pierre Lapointe a d'abord tenu à partager ce moment de gloire avec «les deux femmes de [sa] vie», sa mère et sa conjointe. Il n'a pas manqué de donner un grand coup de chapeau à son équipe «grâce à qui l’INRS-Institut-Armand-Frappier rayonne à travers le monde», saluant par ailleurs au passage «la collaboration hors pair» que Pierre Bélanger et Manon Caron lui ont témoignée depuis son «retour à Laval », le 3 août 1998.
Retombées spectaculaires
La grande vedette de la soirée a aussi remercié l’administration municipale de lui avoir «donné la possibilité de réaliser [ses] rêves» dont le plus fou s’est cristallisé en novembre 2001 avec la création de la Cité de la biotechnologie et de la santé humaine.

Six ans et demi plus tard, le bilan est particulièrement éloquent. «Nous avons généré des investissements de deux milliards de dollars et la création de plus de 3000 emplois de haut niveau», a précisé celui que l’ex-P.-D.G de la Cité de la biotech, Pierre Bélanger, qualifiait de «fourmilière d’idées » dans le vidéo hommage.
Son dernier coup
À peine avait-il bouclé son plan d’intégration en rapatriant sur le site de l'INRS-Institut Armand-Frappier les effectifs du centre de recherche en santé humaine de Pointe-Claire, dont les chercheurs affectés aux laboratoires de l’Agence mondiale antidopage, que Pierre Lapointe préparait un autre coup fumant.

Sous son impulsion, Laval accueillera un second centre de recherche et de formation à la maîtrise et au doctorat dans un secteur émergent de l'économie scientifique. En effet, dès 2010, le cœur des nanotechnologies battra dans l'île Jésus, plus précisément sur les terrains voisinant avec les installations de l’INRS-IAF.
INRS-EMT
Le grand patron de l’Institut national de la recherche scientifique, une constituante de l'Université du Québec, poursuit ainsi la consolidation du campus lavallois en y relocalisant le Centre Énergie, Matériaux et Télécommunications (EMT) au coût de 75 M$.
Pour ce géologue et géophysicien de formation, la science de l'infiniment petit que représentent les nanotechnologies est parfaitement compatible avec le secteur biomédical, évoquant les nouvelles technologies médicales liées à l'innovation thérapeutique.

En plus d'un accès direct à une imposante masse critique d'entreprises spécialisées en biopharmaceutique et en biotechnologie, l'INRS-EMT logera à un jet de pierre du Centre national de biologie expérimentale (CNBE), une animalerie qui vient de doubler sa superficie au moyen d'un investissement de 25 M$.

L'avènement de ce nouveau centre de recherche dont le potentiel d'essaimage laisse entrevoir le meilleur pour l'avenir impliquera le transfert de quelque 300 professeurs-chercheurs, assistants à la recherche, techniciens, employés de soutien et étudiants inscrits à la maîtrise et au doctorat, ce qui doublera les effectifs sur le campus lavallois.
Heureuse synergie
Parmi ses réalisations, notons l'adhésion en 2005 de l'INRS-IAF au Réseau international des Instituts Pasteur, le plus important réseau mondial d'institutions spécialisées en recherche sur les maladies infectieuses implanté sur les cinq continents.
Mais son plus grand mérite aura sans doute été de réussir l'union entre les communautés scientifiques, universitaires et d'affaires au sein de la Cité de la biotech qui confère, aujourd'hui, à Laval le statut de plaque tournante de la recherche mondiale en santé publique.

(Photo: Martin Alarie)

Fichier: Pierre Lapointe

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