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Plus de 80% des crimes sont résolus

par Alexandra Roy
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Article mis en ligne le 3 mars 2008 à 11:09
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Plus de 80% des crimes sont résolus
Selon le lieutenant Daniel Guérin, le Service de police de Laval s'adapte rapidement au phénomène des gangs de rue. Il en fait d'ailleurs une de ses priorités. (Photo: Martin Alaire)
Plus de 80% des crimes sont résolus
Le Service de police de Laval se dit satisfait de son taux de résolution de crime depuis 2006. Contrairement à d'autres villes, la municipalité a réussi à résoudre 83% des crimes commis contre la personne, selon une enquête publiée par le ministère de la Sécurité publique.
«Pour nous, le bilan total est satisfaisant dans les dernières années. C'est sûr que tant qu'il va y a voir des crimes, on ne sera jamais totalement satisfait, mais de manière générale, nous avons un bon taux de résolution de crime. Laval, c'est gros, mais en même temps on a vision globale de ce qui se passe. Nous sommes très performants dans les crimes contre la personne. On en fait d'ailleurs notre priorité», affirme le lieutenant Daniel Guérin, porte-parole du Service de police de Laval (SPVL). «Quand on attaque directement les gangs de rue, notre taux de criminalité sen ressent directement. Tout ce qui s'appelle motard sur le territoire est surveillé de très près», souligne-t-il.
Nouvelles technologies
Grâce à un tableau de bord répertoriant des données qui remontent jusqu'en 2004, les policiers sont rapidement mis au fait des secteurs criminels les plus affectés. Lorsque le nombre d'infractions augmente dans un secteur donné, un clignotant rouge s'allume. «Le tableau nous permet plus rapidement de mettre le doigt sur un secteur qui pose problème. Dès qu'on a une hausse quelque part, on s'y attaque tout de suite», poursuit M. Guérin. C'est d'ailleurs ce qui est arrivé lors du nombre fulgurant de vol de GPS qui a fait fureur ces dernières semaines. «Nous sommes très proactif. Nous avons mis au point des nouvelles techniques de prévention qui permettent de dissuader les voleurs de GPS.»
Ce haut taux de résolution de crime s'explique par ailleurs par la qualité des communications qui existent entre les corps policiers de Laval selon M. Guérin. «Chaque mois nous produisons un bulletin sur les gangs de rue qui contient toutes les informations relatives aux dernières arrestations et aux statistiques pertinentes sur les derniers crimes commis. Ce bulletin fait en sorte que tout le monde peut concentrer son énergie sur le noyau dur du crime», relate le lieutenant.
Création d'une escouade antigang
L'an passé, en raison d'une hausse de fusillades reliées à des gangs de rue en territoire lavallois, une escouade antigang a été crée. Cette escouade s'avère efficace selon la police puisqu'elle a permis de procéder à plusieurs arrestations musclées de personnalités importantes du milieu criminel. «On s'est adapté rapidement à ce phénomène, on concentre nos énergies sur eux.» C'est d'ailleurs cette escouade qui a permis le démantèlement d'un réseau de cartes de débit clonées et de trafic de stupéfiants ce jeudi dans le quartier Chomedey.
Secteurs plus chauds?
Concernant les secteurs les plus visés par les crimes, M. Guérin affirme qu'il n'y a pas de secteurs plus chauds que d'autres. «Ça vient par période», explique-t-il. Par exemple l'an passé, ils ont recensé une vague de fusillades et de prostitution à Chomedey, mais cela ne veut pas dire que la violence soit plus élevée dans ce secteur. «Statistiquement parlant, la criminalité est répartie de façon égale sur le territoire. On pourrait en parler jusqu'à demain matin», observe M. Guérin.
Prévention, information, répression
Afin de diminuer le nombre de victimes d'agression contre la personne, le SPVL mise beaucoup sur la prévention. Par exemple, les policiers peuvent porter plainte à la place des victimes de violence conjugale si elles ne sont pas capables de le faire. «On sait que ce n'est pas toutes les victimes qui osent porter plainte contre l'agresseur et si elles le font, ça peut prendre du temps. On n'a aucune tolérance pour ce genre de crime. On prend ça très au sérieux, parce qu'éventuellement, cela fait des victimes», conclut M. Guérin.

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