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Les écoles de Laval sont «malades»

Le syndicat dénonce la situation au conseil des commissaires

par Sophie Méley-Daoust
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Article mis en ligne le 19 avril 2008 à 17:31
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Les écoles de Laval sont «malades»
Le président du Syndicat de l'enseignement de la région de Laval, Michel Trempe, a remis des albums photos aux membres du conseil de commissaires, prouvant le mauvais état de plusieurs gymnases d'écoles de la CSDL. (Photo: Martin Alarie)
Les écoles de Laval sont «malades»
Le syndicat dénonce la situation au conseil des commissaires
Le piètre état du gymnase de plusieurs écoles du territoire a été dénoncé en grande pompe par les membres du Syndicat de l'enseignement de la région de Laval, lors du conseil des commissaires de la Commission scolaire de Laval (CSDL), tenu mercredi soir.
Preuve à l’appui, quelques membres du syndicat ont même distribué de petits albums photos, aux membres du conseil, illustrant notamment les nombreuses tuiles manquantes dans les gymnases des écoles Saint-Paul, Les Quatre-Vents, Fleur-Soleil et Alphonse-Desjardins.

Professeur d’éducation physique à l’école Fleur-Soleil, Martin Archambault a soulevé l’ironie de voir son école inscrite au programme École en santé, favorisant la santé, le bien-être et la réussite des jeunes, alors que l’état de son gymnase se dégrade d’année en année. «Cent cinquante tuiles du plancher sont brisées ou manquantes, le toit coule et des toiles de plastiques ont déjà été fixées au plafond pour éviter que l’eau nous tombe dessus», s’est désolé ce professeur. Bien que la présidente de la CSDL, Francine Charbonneau, se soit empressée de déplorer une telle situation, elle a avoué qu’il est difficile que tout soit sous contrôle au sein d'une commission scolaire comptant une centaine d’établissements. «Nous prenons les choses au sérieux, nous devons aller en soumissions, car la première qui a été réalisée à Fleur-Soleil a été fort décevante», a affirmé Mme Charbonneau, ajoutant que la CSDL souffre d’un manque à gagner de 200 M$ pour l’entretien de ses écoles.

Reste que les membres du syndicat s’expliquent mal les longs délais d’intervention. «Oui, la CSDL à des problèmes financiers, oui il faut se soumettre au système de soumission, mais ces problèmes durent depuis des années et je ne comprends pas pourquoi les délais sont si longs», a critiqué le deuxième vice-président du syndicat, Jean-François Wodarka.

Se remettant aux sommes du budget provincial allouées à l’enseignement, Francine Charbonneau a avoué que la ministre responsable de l’Éducation, Michelle Courchesne n’a pas déposé plus de sous que prévu. «À la CSDL, notre budget est de 375 M$, dont 75% va au salaire des enseignants, il est difficile après ça de trouver le 200 M$ pour la réfection des gymnases d’écoles», a souligné Mme Charbonneau.

La présidente a toutefois assuré que la CSDL essaie d’agir rapidement dans ce dossier, mais rappelle qu’elle ne jouit toujours pas de suppléments d’investissement.

Ne laissant rien au hasard, les membres du syndicat ont tout de même fait cadeau à Mme Charbonneau de colle à tuiles afin de faire comprendre à la CSDL l'urgence de la situation.

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