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Des métiers non traditionnels empreints de féminité

Douzième édition du concours Chapeau les filles

par Sophie Méley-Daoust
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Article mis en ligne le 25 avril 2008 à 9:51
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Des métiers non traditionnels empreints de féminité
Geneviève Laberge à fait le choix de devenir pompière après des études en art dramatique (Photo: Martin Alarie) PHOTO DIGITALe : Véronique Brosseau.jpg
Des métiers non traditionnels empreints de féminité
Douzième édition du concours Chapeau les filles
Sur vingt et une participantes pour la région de Laval, les Laurentides et Lanaudière, quatre lavalloises se sont distinguées au concours Chapeau les filles, saluant filles et femmes ayant eu l'audace de sortir des chantiers battus en choisissant une formation souvent décrite comme non traditionnelle pour la gente féminine.
Venant d'horizons multiples, ces femmes ont entrepris des formations en mécanique agricole, en finition de meuble, en production horticole, en sécurité incendie ou encore en technologie du génie civil. Des formations que plusieurs pensent réservées aux hommes, alors que de plus en plus de femmes prouvent qu'elles y ont une place.

C'est donc pour une douzième année consécutive que le concours Chapeau les filles rend hommage à la détermination de chacune de ces femmes, dont le choix de leur profession n'enlève rien à leur féminité.

La cérémonie régionale de Laval, des Laurentides et de Lanaudière, qui s'est déroulée le 2 avril à l'Institut de protection contre les Incendies du Québec (IPIQ), a permis de remettre à chaque gagnante, grâce à la contribution financière des divers partenaires de l'événement, des prix allant de 500 à 1000$.

Trois étudiantes, en formation technique au Cégep Montmorency, ont récolté un prix, dont deux se sont classées pour l'échelon national du concours qui se tiendra le 5 mai au Monument-National à Montréal. De ce petit lot, Geneviève Laberge, terminant cette année sa formation en sécurité incendie, après un diplôme d'études professionnelles à l'IPIQ, a renoué avec son rêve d'enfant de devenir pompière, après des études en art dramatique au Cégep Saint-Laurent. «J'ai toujours voulu faire ce métier, mais on m'a dit que ce n'était pas pour une femme, alors j'ai oublié ce rêve», confie cette jeune femme de 21 ans qui participait au concours pour une deuxième année.

Même son de cloche chez Véronique Brosseau, qui après avoir entrepris des études en technique en policière, a fait le choix de se tourner vers une technique en technologie du génie civil. «J'ai toujours eu des emplois plus manuels, où je faisais de l'inspection de qualité, de la lecture de plan et un jour j'ai découvert cette technique et je me suis dit que c'était pour moi», avoue avec assurance celle qui fêtera bientôt ses 24 ans. Terminant sa formation cette année, cette dernière a même déjà une promesse d'embauche comme chargée de projet pour une compagnie s'affairant à la construction de ponts et de viaducs.

Même si le vent semble tourner pour ces femmes empruntant une voix non traditionnelle, le taux de féminité en formation professionnelle se situe à 11% et à un peu moins de 20% pour la formation technique.

Bien que les lauréates rencontrées aimeraient voir plus d'initiatives à l'image du concours Chapeau les filles, elles se disent toutes très heureuses d'avoir pu faire entendre leur voix, souhaitant motiver d'autres femmes à suivre leurs traces.

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