Basil Parasiris est accusé du meurtre de Daniel Tessier.
(Photo: Martin Alarie)
Deux enregistrements qui en disent long
En plus de l'appel logé par l'agente Nathalie Allard au 9-1-1 (voir texte précédent), la poursuite a également fait entendre aux membres du jury, mardi, l'enregistrement de l'appel du fils de Parasiris, qui se trouvait dans sa chambre lors de l'opération policière.
«Il y a une fusillade chez moi, mais je ne suis par certain de ce qui se passe», raconte l'adolescent, en anglais, sur l'enregistrement.
«Est-ce possible d'envoyer quelqu'un, et vite? Ma mère crie.»
Tout au long de sa discussion avec le téléphoniste du 9-1-1, on peut effectivement entendre l'épouse de Parasiris hurler «Oh! My God!» à plusieurs reprises.
Quelques minutes après son appel, le jeune homme a été menotté par un policier, sur son lit.
Sa jeune sœur a dû se laver les mains, aidée par un policier, car elles étaient tachées de sang. Elle est ensuite demeurée auprès de sa mère.
Elle rampe dans le sang
Blessée au bras, la conjointe de Parasiris a dû ramper dans une flaque de sang, par terre, à la demande d'un policier, qui l'a ensuite menottée et placée dans la salle de bains.
L'avocat de Parasiris, Me Larochelle, a d'ailleurs fortement questionné cette décision de la menotter, puisqu'elle n'était pas armée et qu'elle ne représentait pas une menace.