Raymond Bachand lors de son passage chez Sanofi-Aventis, six jours plus tôt.
(Photo: Martin Alarie)
Laval tire profit des politiques québécoises
Un climat d'affaires propice à la R&D
En moins d'une semaine, le ministre Raymond Bachand s'est rendu deux fois à Laval pour inaugurer des investissements majeurs dans le parc biopharmaceutique.
Chaque fois, il a référé aux politiques québécoises pour expliquer le dynamisme économique dont fait preuve ce secteur clé de la nouvelle économie. «Depuis un an et demi, il s'est investi plus de 600 M$ dans la recherche pharmaceutique au Québec», déclarait le titulaire du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation lors de son passage, lundi, à l'intérieur des murs du centre de recherche canadien de Boehringer Ingelheim.
Mesures
Parmi les mesures mises en place par le gouvernement du Québec visant à favoriser l'essor de l'industrie biopharmaceutique, il note la Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation et la Politique du médicament. Initiée en 2005, la première a pour objectif d'atteindre 3 % du PIB en dépenses de R-D d'ici à 2010 et de faire passer la part des entreprises dans le financement de la R-D de 60 % qu'elle était en 2002 à plus de 66 % en 2010.
Quant à la Politique du Médicament, c'est «la seule au monde qui consacre un chapitre au développement économique», claironne-t-il fièrement. Cette politique concilie les besoins de la population en matière d'accès, de coût et d'utilisation optimale des médicaments tout en assurant le développement d'une industrie biopharmaceutique dynamique, fait part le ministre Bachand.
Instaurée en janvier 2007, la Politique du Médicament reconduisait également la fameuse règle des 15 ans, période durant laquelle l'État s'engage à rembourser la prescription des médicaments d'origine, sans égard à la présence ou non de produits génériques sur la liste des médicaments remboursés par le gouvernement.
Russell Williams qui préside aux destinées des Compagnies de recherche pharmaceutique du Canada (Rx&D) convient de cet avantage québécois qui procure à la grande région métropolitaine une longueur d'avance sur autres grandes villes et agglomérations canadiennes.
Williams étaye son affirmation d'une statistique qui ne trompe pas: 45 % de toutes les dépenses en recherche et développement effectuées par les entreprises pharmaceutiques au pays se réalisent dans la Belle Province, soit essentiellement dans la grande région métropolitaine. Évidemment qu'avec son statut de Cité de la biotechnologie et de la santé humaine du grand Montréal, Laval obtient sa large part du gâteau.
(Photo: Martin Alarie)