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Procès A-25: un vice de procédure pourrait causer la perte des verts

par Stéphane St-Amour
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Article mis en ligne le 7 juin 2008 à 9:30
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Procès A-25: un vice de procédure pourrait causer la perte des verts
Me Daniel Bouchard, procureur de la ville de Laval. (Photo: Martin Alarie) Fichier: Daniel Bouchard
Procès A-25: un vice de procédure pourrait causer la perte des verts
Inflexible face aux arguments de la procureur du gouvernement qui évoquait, mercredi, la prescription du délai de 30 jours comme motif valable pour rejeter la cause, portée devant les tribunaux par les opposants au parachèvement de l'autoroute 25, le juge Pierre Béliveau a semblé plier les genoux, le lendemain, devant l'avocat de Ville de Laval qui revenait à la charge en enfonçant le clou un peu plus creux.
«Je vous conseille d'y réfléchir, car ça m'a fait beaucoup réfléchir», a indiqué le juge à l'avocat de la poursuite, Franklin Gertler, lui signifiant qu'il disposait d'une seule journée pour répondre aux allégations de la défense, représentée, mercredi et jeudi, par les avocats du procureur général du Québec, du partenaire privé Concessions A-25, du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) et de Ville de Laval. «Vous aurez jusqu'à vendredi 16h30, pas une minute de plus».
Argumentation
Dernier avocat à plaider dans la cause entendue depuis lundi en Cour supérieure, Me Daniel Bouchard du cabinet Lavery, De Billy a fait valoir qu'il s'est écoulé plus de trois mois entre l'adoption du décret, le 14 décembre 2005, et le moment de la signification de la requête introductive d'instance des demandeurs. Contestant la légalité et réclamant la nullité du décret, celle requête a été signifiée le 30 mars de l'année suivante.
«Ces gens-là, le 30 jours, y devaient le respecter!» a-t-il lancé en parlant d’André Porlier et de Robert Perreault, considérant qu'on est ici en présence d'intervenants parfaitement avisés et très bien organisés.

Basant son argumentation sur les principes établis dans une décision rendue par le juge Gonthier de la Cour suprême, l'avocat de la ville de Laval affirme que l'action directe en nullité doit être exercée avec la même diligence que pour une requête en révision judiciaire. «À moins de circonstances exceptionnelles, le délai raisonnable est de 30 jours», a insisté Me Bouchard, précisant au surplus que tous les motifs allégués dans la requête avaient déjà été énoncés, dix mois plus tôt, dans une mise en demeure déposée par les demandeurs auprès du gouvernement.

(Photo: Martin Alarie)

Fichier: Daniel Bouchard

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