Les plaidoiries auront lieu demain
La preuve de la défense s'étant terminée mercredi dernier avec le témoignage de Penny Gounis, la conjointe de Basil Parasiris, les douze jurés entendront les plaidoiries des deux parties dès demain (lundi), après quoi ils seront séquestrés, jusqu'à la fin des délibérations.
Le témoignage de l'épouse de l'accusé (voir l'édition du Courrier Laval de jeudi dernier) est donc venu clore la preuve de l'un des procès les plus médiatisés de l'année, un procès qui aura été un peu plus court que prévu.
Mme Gounis a notamment partagé sa vision du travail des policiers qui ont pris part à la perquisition dans son domicile, le 2 mars 2007.
Comme Basil Parasiris, elle a mentionné n'avoir jamais entendu qui que ce soit crier «police» en entrant dans la maison.
«J'ai entendu des individus crier, mais ils hurlaient tous en même temps, alors c'était inaudible», a-t-elle indiqué à la cour.
Et lorsque l'agent Daniel Tessier est apparu devant son mari, la dame affirme qu'il était impossible de déterminer qu'il s'agissait d'un policier, puisqu'il était entièrement vêtu de noir. Tout comme son mari, elle avait plutôt cru à une invasion de domicile, et c'est pourquoi elle avait crié à son mari de faire quelque chose et de sauver les enfants. C'est ainsi que Basil Parasiris a empoigné l'une de ses quatre armes à feu, dont trois avaient été achetées sur le marché noir, et a tiré sur le Lavallois Daniel Tessier.
C'est donc à partir de mardi après-midi que les jurés seront séquestrés pour entreprendre les délibérations.