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L'intégrité de la poursuite remise en question par la défense

par Hugo Morissette
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Article mis en ligne le 10 juin 2008 à 13:14
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L'intégrité de la poursuite remise en question par la défense
L'avocat de Basil Parasiris a remis en question l'honnêteté et l'intégrité de la poursuite et de certains policiers qui ont témoigné, lors des plaidoiries, lundi.
La plaidoirie de Me Jacques Larochelle a été en grande partie axée sur le travail des policiers, le matin du 2 mars 2007, quand le lavallois Daniel Tessier a été tué d'une balle au menton par Basil Parasiris, à Brossard.

Selon l'avocat, la perquisition n'aurait pas dû se dérouler de cette manière.

«Pourquoi sont-ils entrés à 5h du matin, alors qu'il faisait tempête et encore noir?» questionne-t-il.

«Basil Parasiris a subi un réveil brusque et a été terrorisé, puisqu'il croyait être victime d'une invasion de domicile. Plusieurs fautes des policiers ont eu un impact direct sur ses actes.»

L'avocat de Parasiris prétend que des policiers ont tenté de modifier la vérité, lors de leur témoignage.

«La plupart d'entre eux ont admis qu'il faisait sombre lors de la perquisition, rappelle-t-il. Toutefois, quelques-uns ont essayé de dire qu'il faisait clair, mais il a été démontré que c'était impossible.»

Au cours des témoignages, aucun policier n'a affirmé que Daniel Tessier portait une tuque noire, lorsqu'il a été tué. Au contraire, certains ont raconté qu'il l'avait enlevée, juste avant d'entrer dans la maison.

À ce sujet, Jacques Larochelle a montré aux jurés la tuque de M. Tessier, qui est tachée d'une substance rougeâtre.

«La tuque n'a jamais été expertisée pour déterminer s'il y avait des traces de poudre de canon ou de sang. La Couronne n'est pas intéressée par ça. Cette histoire jette un doute sur l'intégrité de la poursuite. Il semble que des policiers n'ont pas répondu en toute honnêteté.»
Épouse
L'avocat de Parasiris est aussi revenu sur l'histoire de la policière qui a menotté l'épouse de l'accusé, qui n'était pas armée et qui était gravement blessée au bras.
«C'est plus que brutal, c'est monstrueux! Et ça, est-ce que c'est le comportement le gens responsables?»

Jacques Larochelle a par ailleurs rappelé que ce n'est pas son client qui a choisi la situation du 2 mars 2007, mais qu'elle lui a plutôt été imposée.

Selon lui, c'est un hasard si l'agente Nathalie Allard n'a pas tué l'épouse de Parasiris, lorsqu'elle lui a tiré dans le bras.

«Les policiers n'agissaient pas pour tuer mais pour atténuer la menace. Si cette affirmation est bonne pour eux, pourquoi ce ne serait pas bon pour Basil Parasiris?», questionne-t-il.

Selon Me Larochelle, si Parasiris est coupable de quelque chose, c'est d'avoir trop aimé ses enfants et d'avoir essayé de les protéger.



PHOTO DIGITALE parasiris.jpg

(Photo: Courtoisie)

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