Les changements apportés au réseau d'autobus de la STL, après l'arrivée du métro à Laval, chamboulent les habitudes des résidents du secteur de la Cité de la Santé.
(Photo: Marc-André Ménard)
Des résidents s'ennuient de la 71
Le nouveau réseau d'autobus fait des mécontents
Les modifications apportées au réseau de la STL, dans la foulée de l'arrivée du métro à Laval, ne font pas que des heureux. À Vimont, la desserte du quartier au nord-est de la Cité de la Santé cause de la grogne depuis des mois.
La fusion des circuits 70 et 71 chambarde les habitudes des utilisateurs résidant dans le quadrilatère circonscrit par les boulevards Dagenais et St-Elzéar, au nord et au sud, et par la montée Monette et l'autoroute 19, à l'ouest et à l'est.
Un circuit de moins
En comparant le plan de réseau 2007 et celui actuellement en vigueur, on constate que ce secteur, auparavant desservi par la 70 et la 71, ne le sont plus que par une seule ligne, la 70, qui fusionne maintenant les deux anciens circuits.
Rochid Jamni, un utilisateur de longue date du transport en commun, déplore l'attente à laquelle il est astreint depuis septembre 2007, alors que la Société de transport de Laval (STL) venait d'effectuer les changements.
À l'heure de pointe du matin, «si on rate [un autobus], on attend une demi-heure», dit-il. Son expérience de lundi dernier l'a décidé à contacter le journal régional. «Le bus de 6h48, au coin de montée Monette et St-Elzéar, n'a pas passé. J'étais avec mon garçon de 11 ans. On a attendu une demi-heure à la pluie.»
Pétition
Une résidente du coin a fait circuler une pétition, qu'elle a remise à la STL, signée par 27 citoyens, admet Marie-Céline Bourgault, porte-parole de la Société. «Elle a été remise le 21 août. Le 25 août, les réajustements liés à l'ouverture du métro entraient en vigueur», précise-t-elle.
Ces reconfigurations «ne sont jamais aléatoires, dit-elle. Les changements tiennent compte de l'origine et de la destination [des voyageurs]. Il se peut que certaines personnes soient désavantagées. Mais majoritairement, ça correspond à la moyenne des déplacements.»
Pour l'instant, les indicateurs d'affluence et de déplacement ne commandent pas de nouveaux changements, indique la porte-parole. Aux arrêts d'autobus, l'insatisfaction demeure pourtant, assure M. Jamni.
Des coupures de service auraient été apportées avant la mise en place de l'horaire d'été, selon cet ingénieur qui fait la navette entre le centre-ville de Montréal et Vimont depuis 16 ans. Le retour à la maison lui cause également des soucis: «Si on rate la 70 à la station Cartier après 18h, on attend une heure.»
Comme d'autres utilisateurs mécontents qu'il a rencontrés, il a logé des appels à la STL. «Il n'y a pas d'oreille, pas d'écoute», estime-t-il.
Marcher
Des alternatives à la 70 existent, admet M. Jamni. La 43, la 27 ou la 41, par exemple. Mais pour monter à bord de ces autobus, il faut s'éloigner de l'angle formé par la montée Monette et le boulevard St-Elzéar, où Rochid Jamni a l'habitude de se rendre. Le carrefour était autrefois fréquenté par la 70 et la 71.
Vérification faite, avec le réseau actuel, le secteur est desservi aux sept minutes, en moyenne, à l'heure de pointe du matin (entre 5h39 et 8h22). Pour en profiter, il faut toutefois se résoudre à ne pas se restreindre à l'arrêt St-Elzéar/montée Monette. En marchant jusqu'au coin des boulevards René-Laennec et St-Elzéar, les circuits 27 et 43 contribuent à réduire le temps d'attente.
PHOTO:Arrêt 70
(Photo: Marc-André Ménard)