Le directeur du Service de protection des citoyens de Laval, Jean-Pierre Gariépy, n'a pas caché sa déception. (Photo: Martin Alarie)
La police déçue du verdict du jury
Basil Parasiris innocenté
Le verdict de non culpabilité qu’ont rendu les douze membres du jury à l’endroit de Basil Parasiris, vendredi, a visiblement jeté une douche d’eau froide sur la direction générale de la police de Laval.
En point de presse, vendredi soir, quatre membres de la direction ont accepté de rendre publique leur réaction quant à la libération de Basil Parasiris, qui était accusé, faut-il le rappeler, du meurtre au premier degré du policier Daniel Tessier, lors d’une perquisition ratée survenue à Brossard, le 2 mars 2007.
C’est le directeur du Service de protection des citoyens de Laval, Jean-Pierre Gariépy, qui a pris la parole, au nom de la police de Laval.
D’entrée de jeu, M. Gariépy a tenu à réitérer son soutien à la famille de M. Tessier, et à lui offrir «tout le réconfort voulu».
Appelé à commenter la décision du juge de faire tomber trois des chefs d’accusation, et celle du jury de le rendre non coupable de meurtre au premier degré, M. Gariépy n’a pas caché son étonnement et, surtout, sa déception.
«C’est choquant, c’est décevant», a-t-il lancé.
Plus tard, il a toutefois ajouté qu’une seule personne demeurait responsable de la mort de Daniel Tessier. «C’est la faute à Basil Parasiris, et à personne d’autre. Dorénavant, lorsqu’il se regardera dans le miroir, il saura que c’est de sa faute si un policier a perdu la vie.»
Jean-Pierre Gariépy a tout de même mentionné qu’il importait de se questionner sur les pratiques de son service.
«La perte d’une vie, ou tout autre événement grave, nécessite obligatoirement une révision de nos pratiques d’intervention policière, et c’est ce qui a été amorcé dès le lendemain du décès de l’agent Tessier. Cet exercice doit se poursuivre sans oublier l’objectif principal du Service de la protection des citoyens de Laval, celui d’assurer la sécurité des citoyens et des policiers qui sont à leur service.»
M. Gariépy a également mentionné que la clarification des modes d’émission des différents mandats de perquisition se fera de concert avec les autres corps de police, avec le ministère de la Justice et celui de la Sécurité publique.
À la suite de l’événement de Brossard, le service lavallois d’ailleurs émis certaines recommandations au ministère de la Sécurité publique.
Il lui a notamment suggéré de réviser le modèle de pratiques policières en matière d’entrée dynamique et d’évaluation lors des perquisitions, d’ajuster la formation à l’École nationale de police, et d’établir avec le ministère de la Justice un formulaire de demande de mandats mieux adapté et plus clair, question d’éviter toute confusion.
Le directeur de la police de Laval a aussi rappelé que dans le cadre de l’opération qui a coûté la vie à Daniel Tessier, un total de six perquisitions ont été effectuées, et que cinq membres du réseau ont été arrêtés et ont plaidé coupable.
«Les policiers estimaient avoir suffisamment d’informations leur laissant croire que M. Parasiris était associé à ce réseau, affirme-t-il. Lors de la perquisition, les policiers ont entre autres saisi quatre armes à feu, dont trois étaient détenues illégalement, une quantité de drogues ainsi que 17 téléphones cellulaires et téléavertisseurs.»
stephanie lauzon
Commentaire mis en ligne le 11 juillet 2008ecouter ce n est pas des commentaires c est pour signaler que quelqu un mas enfermer dans une cave et il m as batue et il m as forcer a beaucoup de choses j aurais besoin d aides svp aider moi je veux que justice ce rendre si c est un peu importans pour quelqu un puisque ma famille sans foute je leur est tous compter
mais il s en foutte je ne m attend meme pas a une reponce mais sa coute rien de demander de l aides de la par d une fille un peu perdu