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La relève entrepreneuriale fait l'objet d'une étude

par Stéphane St-Amour
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Article mis en ligne le 16 juin 2008 à 8:46
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La relève entrepreneuriale fait l'objet d'une étude
Les chefs d'entreprise ne rajeunissent pas. Une réalité qui a mené Laval Technopole et ses partenaires à cogiter sur les défis liés à la planification de la relève.
Une vingtaine d'entrepreneurs se sont livrés à une étude financée par la direction régionale d'Emploi-Québec Laval. Les fruits de cette étude réalisée par la sociologue Rolande Pinard portent surtout sur la relève familiale, en raison de la volonté première de la grande majorité des participants.
Défi colossal
«La relève entrepreneuriale est un défi de taille que nous pouvons relever avec les entreprises», a signifié le président de Laval Technopole, Pierre Desroches.
Le défi est grand, considérant que la planification de la relève est le talon d'Achille des entrepreneurs québécois.

Lors de son passage à la tribune de la Chambre de commerce et d'industrie de Laval, à l'automne 2006, le grand patron de Desjardins Capital de risque, Louis L. Roquet, déplorait que près de 70 % des entrepreneurs n'aient pas de plan de relève.

Le défi est d'autant plus colossal lorsqu'on considère que d'ici les dix prochaines années, plus d'un employeur sur deux quittera pour la retraite. Le grand financier résumait ainsi ironiquement la vie professionnelle d'un entrepreneur: 80 000 heures à construire son entreprise, 400 heures à la planification fiscale et 6 heures à la préparation de sa relève! On n'est pas au bout de nos peines, car il faut généralement prévoir de 3 à 5 ans pour assurer une passation harmonieuse des pouvoirs.

Pour en revenir à l'étude, la directrice intérimaire des services aux entreprises à Emploi-Québec, Caroline Pilon, prend soin de souligner l'importance du facteur humain à considérer dans cette phase cruciale de l'histoire d'une entreprise.

Également partenaire, la directrice régionale du ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation, Diane Bélanger, suggère fortement le recours à un consultant externe, tout en insistant sur le fait que les programmes d’accompagnement et de formation disponibles à son ministère «peuvent s'avérer un pilier essentiel à cette démarche».

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