Pancarte à la main, parents et enfants de l'école Val-des-Arbres se sont faits voir et entendre au dernier conseil des commissaires.
(Photo: Martin Alarie)
Revendications à l'ordre du jour
Une période de questions animée au conseil des commissaires
Le centre administratif de la Commission scolaire de Laval (CSDL) était bondé de parents et d'enfants mercredi soir pour le dernier conseil des commissaires de l'année.
La majorité des gens présents étaient venus manifester leur mécontentement quant à la fermeture d'un groupe et la création d'une classe multiâge à l'école primaire Val-des-Arbres. Sur l'asphalte, à l'entrée du centre, les enfants avaient même dessiné à la craie divers slogans dénonçant entre autres le transfert d'élèves d'une école à une autre. À l'intérieur, les parents et leurs tout-petits brandissaient quelques pancartes écrites par les enfants. «Projet d'école en péril! Non! Non! Non! À la fermeture», «La CSDL se paie des locaux de luxe et pendant ce temps…» et «Élèves transférés de force à Laval» étaient quelques-unes des formules que l'on pouvait lire.
Malgré les revendications des membres du conseil d'établissement (CE) de l'école Val-des-Arbres, questionnant le conseil des commissaires sur un possible retour sur la décision de fermer un groupe et de transférer des élèves, la présidente de la CSDL, Francine Charbonneau, de son calme habituel, a expliqué que le verdict n'allait pas être renversé. «Nous choisissons le déplacement des jeunes au lieu de couper dans le soutien à l'élève, a affirmé Mme Charbonneau. Ce n'est jamais une situation facile, pour l'instant nous ne pouvons rien y changer.»
Mme Charbonneau a également expliqué que plusieurs écoles du territoire connaissaient cette même réalité et qu'à Val-des-Arbre il était question «de classes à la moyenne» et que le financement du ministère de l'Éducation (MELS) ne lui permet pas de garder des classes avec un nombre restreint d'élèves. Bien que le président du CE de Val-des-Arbres, Christian Gagné, ait rappelé qu'une fermeture de groupe, un transfert d'élèves et la création d'un groupe multiâge provoquent une perte de stabilité chez l'enfant et une perte de confiance des parents, Mme Charbonneau a assuré que si la situation venait à changer, elle s'empresserait d'en informer l'école.
Bonne nouvelle
Parents et membre du conseil d'établissement de l'école J-Jean-Joubert, accueillant une clientèle éprouvant des difficultés auditives, étaient également présents pour demander l'appui de la CSDL pour une résolution assurant un budget nécessaire au maintien de deux classes à temps plein pour des élèves malentendants de 4 ans.
«Ces enfants à l'école à temps plein intègrent plus rapidement les classes régulières et leur école de quartier. Avec des classes à demi-temps, nous n'avons eu aucune intégration au régulier» a noté une des orthopédagogues œuvrant à J-Jean-Joubert, Brigitte Bélanger. «La qualité des services est coupée à des jeunes qui sont déjà hypothéqués», a confié un parent, résidant de Terrebonne, et dont l'enfant fréquente depuis un an J-Jean-Joubert.
Au fait de la situation, Mme Charbonneau, en voyage à Québec la semaine dernière, a glissé un mot de cette problématique à la ministre de l'Éducation, Michelle Courschesne. «La ministre a eu énormément d'écoute et je peux vous dire que l'année prochaine il y aura des groupes temps plein à votre école, a avoué Mme Charbonneau. C'est notamment la rareté de la denrée [d'une école accueillant des jeunes malentendants en provenant de Lanaudière, des Laurentides et de Laval] qui a fait pencher la ministre.»
La période de questions du dernier conseil s'est ainsi terminée sur une note plus joyeuse pour les gens de J-Jean-Joubert, laissant toutefois partir bredouille les parents, enfants et enseignants de l'école Val-des-Arbres.
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(Photo: Martin Alarie)