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Comme dans une famille… bien organisée

La résidence Mimosa; une des premières à obtenir un certificat à Laval

par Nathalie Villeneuve
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Article mis en ligne le 17 juin 2008 à 8:49
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Comme dans une famille… bien organisée
Les deux salles de bain du rez-de-chaussée sont équipées d'appuis et d'une chaise de bain. (Photo: Marc-André Ménard) PHOTO:Mimosa médicaments
Comme dans une famille… bien organisée
La résidence Mimosa; une des premières à obtenir un certificat à Laval
«Ici, c'est comme une grande famille». Carlo Louisia, propriétaire du Mimosa, accueille ses visiteurs avec empressement. C'est le même zèle qui lui a valu d'être le propriétaire d'une des premières résidences pour personnes âgées de Laval à obtenir la certification de conformité.
Vu de l'extérieur, le Mimosa est un bungalow coquet comme tant d'autres. À l'intérieur, impossible d'ignorer les indices d'un effort d'ordre et d'organisation presque maniaque.

Sur la table de l'entrée, le plan de sécurité incendie; sur un mur de la cuisine, le plan d'évacuation, épinglé, tout comme le menu de la semaine, établi selon les exigences du Guide alimentaire canadien. Sur un autre mur, l'extincteur, bien en vue près de l'armoire, fermée à clef, renfermant les médicaments des résidents,.

Ce souci du détail, M. Louisia et sa conjointe, Hermetide Desir, n'ont pas eu le choix d'en faire preuve. Le processus qui conduit à la nouvelle certification en vertu du Règlement sur les conditions d'obtention d'un certificat de conformité de résidence pour personnes âgées est exigeant.

À lui seul, l'élaboration du document détaillant la vocation de la résidence, qui est lui aussi affiché sur le mur de la cuisine, représente une somme de travail, note Daniel Proulx, responsable du dossier de la certification à l'Agence de la santé et des services sociaux de Laval.

«Il doit toujours être en vue pour qu'on puisse le consulter», précise le propriétaire. Outre le code d'éthique, les règlements de l'établissement et la procédure de gestion de plaintes, celui-ci doit également comprendre le détail des services offerts sur place.
Légère ou lourde
C'est précisément le niveau de service offert qui détermine le type de certificat délivré par l'Agence de la santé et des services sociaux. «Dans notre jargon, il y a la certification légère et la lourde», explique Olivier Loyer, de la Fédération lavalloise des OSBL d'habitation.
Les établissements qui n'offrent que quelques services de base comme le gîte et le couvert, des loisirs et de l'animation, par exemple, seront exemptés d'un certain nombre d'exigences.

Dans le cas de la résidence Mimosa, c'est le second type de certification qui s'applique, parce que ses propriétaires offrent, entre autres, les services de distribution de médicaments et de suivi médical, par des professionnels.

L'assistance personnelle peut être beaucoup plus élaborée: soins d'hygiène, aide à l'alimentation, administration de médicaments, services psychosociaux, etc. «Ici, la clientèle n'est pas trop hypothéquée», observe Daniel Proulx.

Sept résidants autonomes et semi-autonomes se partagent sept des dix chambres réparties entre le rez-de-chaussée et le sous-sol. Un propriétaire desservant une clientèle plus lourde peut être contraint d'équiper son établissement de gicleurs, dit André St-Hilaire, chef de la division de la prévention du Service des incendies de Laval. L'équipe de M. St-Hilaire accompagne les exploitants dans l'élaboration de leur plan de sécurité incendie.

«Si c'est des gens qui se déplacent d'eux-mêmes, il est facile de dire: Au son de l'alarme, tout le monde s'assemble à l'extérieur. Mais quand il y a des marchettes et des chaises roulantes, des non voyants et des malentendants, c'est moins évident.»

L'installation de gicleurs dans une unifamiliale de la dimension de la Résidence Mimosa peut coûter jusqu'à 30 000 $ évalue M. St-Hilaire.
Salles communes
Les protégés du couple Louisia-Desir peuvent tous se déplacer assez aisément, ce qui leur a évité cet investissement. «On peut aller jusqu'à la marchette, mais on n'est pas équipés pour les chaises roulantes», explique M. Louisia.
Le reste de la visite révèle les trois salles communes, dont la grande salle à manger, pourvue d'une fenestration généreuse. Les propriétaires l'ont aménagée peu après l'achat de la maison, en juillet 2007.

Même la présence de tels espaces communs, où un résident peut accueillir parents ou amis, est prévue par le règlement provincial. La lourdeur de cet encadrement ne semble pas préoccuper les deux exploitants, qui jouissent tout deux d'une expérience dans l'hébergement de clientèles vulnérables.

Pour l'instant, ils logent aussi dans une des chambres de la résidence. ««Éventuellement, on va avoir des employés, dit M. Louisia. Mais pour l'instant… on aime tellement ça.»



PHOTO:Mimosa salle de bain

(Photo: Marc-André Ménard)

PHOTO:Mimosa médicaments

(Photo: Marc-André Ménard)

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