Transactions à guichets fermés
Des clients mécontents
Depuis un peu plus d'un mois, les citoyens de l'ouest de Laval et clients de la Caisse populaire Desjardins ont constaté le retrait de deux guichets automatiques du Centre commercial Jolibourg, forçant plusieurs à troquer la marche pour la voiture afin d'aller faire leurs transactions ailleurs.
«Les deux guichets desservaient des gens d'Îles-Laval, de Laval-sur-le-Lac, de Jolibourg et du domaine Islmère et des milliers de gens s'y rendaient à pied ou à vélo, maintenant ils doivent se rendre en voiture aux succursales au boulevard Samson», soutient Gilles Gosselin, citoyen de l'ouest de Laval.
Selon M. Gosselin, les résidants habitués de se rendre au centre commercial Place Jolibourg doivent maintenant se rendre au Centre de service Sainte-Dorothée, situé à trois kilomètres du centre d'achat ou à la Caisse populaire Desjardins de l'ouest de Laval, localisé à sept kilomètres. «Avec le prix de l'essence qui augmente, ce n'est pas l'idéal», avoue M. Gosselin
Mobilisation
Ayant entendu plusieurs de ses clients se plaindre de la disparition des guichets automatiques, Jocelyne Rousseau, propriétaire du club vidéo Islmère, situé à la Place Jolibourg, a décidé de lancé une pétition qu'elle souhaite envoyé dès la semaine prochaine à la Caisse populaire Desjardins de l'ouest de Laval, qui a pris la décision de retirer les guichets. «La pétition compte 270 noms», confie Mme Rousseau.
M. Gosselin souhaite également que des pétitions soient déposées à la clinique médicale et à la pharmacie, les deux commerces jouxtant l'ancien emplacement des guichets automatique.
Réactions
La directrice générale adjointe de la Caisse populaire Desjardins de l'ouest de Laval, Marie-France Boyer, explique que la décision de retirer deux guichets a été prise après avoir constaté «les changements des habitudes transactionnelles des consommateurs». «Nous avons noté une décroissance de l'utilisation de ces guichets de 70% depuis 2004», confie Mme Boyer, ajoutant que le conseil d'administration (CA) de la Caisse n'a pas cru bon, étant donné ces résultats, de renouveler leur bail.
Ce comportement changeant des consommateurs serait notamment dû, selon Mme Boyer, à l'arrivée des grands mégacentres. «Et les gens opèrent de plus en plus par Internet ou directement dans les commerces et les épiceries», avoue-t-elle.
Pétitions ou pas, le CA de la Caisse populaire Desjardins de l'ouest de Laval ne risque pas de revenir sur sa décision. «C'est une question d'assurer la pérennité de l'entreprise et d'assurer un retour à la communauté», conclut Mme Boyer.