Le directeur du Centre INRS-IAF Alain Fournier, le maire Gilles Vaillancourt et le directeur général Pierre Lapointe procédant à la traditionnelle coupe de ruban.
(Photo: Martin Alarie)
Fichier: INRS coupure
Inauguration du nouveau Pavillon de recherche et de formation
L'INRS--Institut Armand-Frappier complète son intégration
Deux ans après la première pelletée de terre, l'INRS--Institut Armand-Frappier inaugurait, mardi, son nouveau Pavillon de recherche et de formation érigé au coût de 20 M$.
En rapatriant sur le campus lavallois les effectifs du centre de recherche en santé humaine de Pointe-Claire, l'Institut national de la recherche scientifique boucle la grande boucle d'un plan d'intégration amorcé à la fin des années 90, à la suite de la fusion avec l'Institut Armand-Frappier.
Le grand patron de l'INRS, Pierre Lapointe, devait être soulagé d'une certaine façon, lui dont la nomination à la direction générale de cette constituante de l'Université du Québec coïncidait avec la fameuse alliance de 1999. Rappelons que la fusion visait à consolider la capacité de recherche et de formation de deuxième et troisième cycle dans le secteur des sciences de la santé.
Effectifs
Réparti sur trois étages, le nouvel édifice de 60 000 pieds carrés abrite une centaine de chercheurs et techniciens actifs dans les domaines de la toxicologie et de la biotechnologie environnementales de même qu'en pharmacochimie moléculaire et analytique.
Le quart de tout ce beau monde appartient à la solide équipe dirigée par Dre Christiane Ayotte, chef du seul laboratoire de contrôle du dopage accrédité par l'Agence mondiale antidopage au pays.
«Cette nouvelle proximité favorise encore davantage les interactions entre les chercheurs d'une multitude de disciplines dont les expertises sont souvent complémentaires», a déclaré lors d'une cérémonie officielle Alain Fournier, directeur du Centre.
De fait, l'immeuble est relié au pavillon principal Edouard-Asselin, au Centre de développement des biotechnologies de Laval, qui abrite notamment l'incubateur de sociétés innovantes qu'est le CQIB, et au Centre national de biologie expérimentale (CNBE), une animalerie dédiée à la recherche préclinique qui vient de doubler sa superficie au moyen d'un investissement de 25 M$.
Retombées
En dix ans, affirme Pierre Lapointe, l'INRS-IAF a investi à Laval 90 M$ dans ses infrastructures scientifiques, versé plus de 100 M$ en salaires et géré plus de 101 M$ en subventions et contrats de recherche.
Le maire Vaillancourt n'a pu s'empêcher de remonter dans le temps, soit en 1961, année où le père de la recherche biotechnologique au Québec, Dr Armand Frappier, déménagea à Laval les quartiers généraux de l'Institut de microbiologie et d'hygiène de l'Université de Montréal. Le chercheur posait alors la première pierre à ce qui allait devenir le Parc scientifique et de haute technologie en 1989, puis la Cité de la biotechnologie et de la santé humaine du grand Montréal en 2001.
Vingt-cinq ans après son implantation sur un immense terrain de 142 acres avoisinant l'autoroute des Laurentides, l'Institut Armand-Frappier accoucha de IAF-Biochem, un spin off reconnu comme la plus belle réussite de l'histoire de la biotechnologie au Québec. Fondée en 1986 par Dr Francesco Bellini, cette entreprise fut vendue14 ans plus tard au coût de 5,9 milliards, à la britannique Shire.
«Au cours des six dernières années, la Cité a généré des investissements de l'ordre de 1,5 milliard de dollars», clame Pierre Lapointe. M. Vaillancourt parle, pour sa part, d'une masse critique de 80 entreprises spécialisées dans les sciences de la vie mettant au travail 5200 personnes.
En dix ans, l'INRS-IAF a investi à Laval 90 M$ dans ses infrastructures scientifiques
(Photo: Martin Alarie)
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