Il sera possible d’entendre de nouveau la Pennsylvania Youth Chorale, aujourd’hui, le 26 juin, à 19h30, au Théâtre Marcellin-Champagnat. (Photo: courtoisie)
Parce que la musique est un langage universel
Jeunesse, spiritualité et joie de vivre étaient au rendez-vous lors du passage de la Pennsylvania Youth Chorale, ce mardi, à la Société des Pères des Missions-Étrangères.
En provenance de l’état de Pennsylvanie aux Etats-Unis, les 18 petits choristes, âgés de 10 à 14 ans, sont descendus expressément à Laval pour faire entendre leur répertoire de pièces intitulé My Name is Music au grand public. «Je voulais que mes enfants chantent dans différents pays, différentes cultures», explique en anglais la directrice et fondatrice de la chorale, Eileen Finley. «Ça va enrichir leur culture et leur ouverture au monde.»
D’une durée d’une heure, le concert offrait aux spectateurs un répertoire varié (classique, gospel, chant spirituel américain), dont les pièces étaient regroupées sous cinq grands thèmes, soit la joie de vivre, le courage, la jeunesse, la spiritualité et la musique. «Les pièces ont été choisies en fonction de la personnalité des enfants. J’ai choisi des pièces sur eux, qui parlent d’eux. Ils sont la musique. Chaque partie d’eux s’exprime à travers la musique», confie Mme Finley. «La musique est un langage universel. Peu importe la langue, la culture, quand ils chantent, tout ce qui les sépare, disparaît. La musique est le meilleur moyen de se connecter aux autres pour transmettre un message.»
A plusieurs reprises durant le concert, les petits chanteurs de Pennsylvanie ont eu droit à une ovation de la part du public. «Je les ai trouvés très spéciaux. En plus de bien chanter, il y avait une bonne mise en scène. Je les trouve chanceux de pouvoir voyager tout en pratiquant leur art», a confié Denis de Ville Saint-Laurent.
«Je trouve ça bien qu’ils aient accepté de venir à Laval, dit Onil Métivier, un prêtre de 83 ans à la retraite, venu assister au spectacle. C’est important pour le Canada qu’une chorale américaine vienne chanter à Laval. Ça démontre qu’eux aussi ont quelque chose à apporter.»
A titre de première expérience au Mondial Choral, Eileen Finley se dit ravie et souhaite renouveler l’expérience l’an prochain. «La plupart de ces enfants sont issus de la classe ouvrière. Plusieurs d’entre eux n’ont jamais voyagé donc c’est une belle expérience pour eux. Au début, j’étais un peu réticente à l’idée de venir ici à cause du français. Mais les gens sont tellement gentils et les organisateurs ont été tellement accommodants et accueillants», conclut-elle.