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À la santé du logement

Les conditions de vie tributaires du logis

par Sophie Méley-Daoust
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Article mis en ligne le 16 juillet 2008 à 13:13
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À la santé du logement
Environ 37% des ménages locataires consacraient, en 2006, plus de 30% de leur revenu aux coûts d’habitation, selon le dernier recensement. (Photo : Martin Alarie)
À la santé du logement
Les conditions de vie tributaires du logis
Le recensement de 2006 illustre qu’environ 37% des ménages locataires consacraient plus de 30% de leur revenu aux coûts d’habitation, dont le paiement mensuel moyen du loyer était évalué à 630$.
«Souvent les gens n’ont plus d’argent pour faire autre chose, car ils ont un revenu minimum et même profiter d’un loisir gratuit peut être un casse-tête, car certaines familles n'ont pas de voiture», expose le coordonnateur de la Corporation de développement communautaire (CDC) de Laval, Maxime Bergeron Laurencelle.

Cette réalité est un des facteurs qui influe directement sur la qualité de vie en logement selon le dernier bulletin d’information Sélections – Santé Laval de la Direction de santé publique (DSP) de Laval. Le bulletin se base sur les statistiques lavalloises du recensement de 2006 qui dénombrent 17 335 familles monoparentales à Laval, sur un total de 105 800 familles. De l'ensemble des familles monoparentales, 13 865 ont à leur tête un parent de sexe féminin. Quant aux personnes vivant seules, elles étaient 36 525 il y a deux ans.

«Notre rôle est de dire aux dirigeants ’’voici le portrait à Laval’’», explique Nicole Damestoy, docteure et directrice de la DSP de Laval, ajoutant qu’il faut être prudent lorsqu’il est question de moyenne, et qu’il est primordial «d’aller plus loin que les chiffres».

«Souvent, les statistiques cachent la réalité, car l’ensemble des familles à Laval compte aussi des familles pauvres», note le coordonnateur de la Fédération lavalloise des OSBL d’habitation, Olivier Loyer.
Un logement en santé
«Dans les derniers siècles, il y a eu amélioration de la santé grâce à la médecine et les conditions de vie se sont améliorées en raison du logement et d’une meilleure alimentation», soutient Mme Damestoy, soulignant que situation de pauvreté n’est pas à tout coup synonyme de mauvaises conditions de vie.
Reste que les statistiques lavalloises démontrent que plusieurs vivent avec un revenu supérieur à la moyenne, ont fait des études supérieures et ont un excellent bilan de santé. La directrice de la DSP de Laval rappelle toutefois que malgré ce portrait positif, Laval comporte certaines poches de pauvreté où un faible revenu et une faible qualité du logement ont un effet direct sur la santé, augmentant le stress associé à l’insécurité résidentielle, la morbidité et la mortalité.

La situation est d’autant plus préoccupante, car selon les projections de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ), la population totale de Laval, qui comptait en 2006 près de 370 000 personnes, pourrait atteindre 380 000 en 2011 et 407 000 en 2026, comptant son lot de personnes âgées ou vivant seules.

Pour Maxime Bergeron Laurencelle, si une récession s’ajoute à la situation actuelle, il pourrait bien «d’ici deux à trois ans, y avoir une recrudescence des gens qui utilisent les services alternatifs», comme la soupe populaire et les comptoirs vestimentaires.
Solutions?
Bien que plusieurs organismes, regroupés sous la Table régionale des organismes communautaires autonomes en logement de Laval (TROCALL), souhaitent que la Ville se dote d’un code de logement pour améliorer la salubrité et les conditions des logements, M. Bergeron Laurencelle soutient que des outils pour le logement sont déjà en place à la municipalité.
«Un code du logement est un outil pour garantir un service minimum. C’est intéressant, mais il a déjà des outils de ce genre à Laval», soutient le coordonnateur de la CDC de Laval, ajoutant que certains aspects devraient peut-être subir une révision, permettant par exemple l’augmentation du nombre d’inspecteurs.

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Maxime Bergeron Laurencelle

Commentaire mis en ligne le 25 août 2008
Bonjour,
Je n'avais pas encore lu votre article intitulé "À la santé du logement", qu'elle ne fut pas ma surprise en constatant que mes propos ont été pour le moins mal compris. En effet, la chute de votre article laisse entendre que la CDC et moi-même sommes en désaccord avec la position de la TROCALL à l'effet de doter la région d'un code du logement. Rien n'est plus faux et la CDC est même membre de la TROCALL. Je me souviens vous avoir dit: " Il y a des outils à ville de Laval qui doivent sûrement être révisés. Un code du logement est effectivement un outil pour garantir des services minimums. Cependant, comme tous les outils et codes de procédures, leurs limites se situent dans leur application peut-être faudrait-il augmenter le nombre d'inspecteur pour s'assurer de sa réelle application."

Je n'ai nullement mis en opposition la demande de la TROCALL et les solutions à apporter.

J'aimerais que vous rectifiez mes propos s'il vous plaît

Bien à vous

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