La Ville ferme le dossier d'agrandissement de la Carrière Simard-Beaudry sur un territoire situé au nord du rang Saint-Elzéar Est, à l'ouest de la montée Saint-François.
(Photo : Archives)
Projet d'agrandissement abandonné pour la Carrière Simard-Beaudry
Le dossier toujours sous analyse
Le controversé projet de changement de zonage qui aurait permis l'agrandissement de la Carrière Simard-Beaudry sur des terres en zone agricole n'aurait finalement aucun aboutissant. Le dossier est toutefois toujours sous analyse à la Commission de protection du territoire du Québec (CPTAQ).
«Nous n'avons pas eu de contre-indication de la municipalité comme quoi la résolution ne tient plus», explique Daniel Paquette, agronome responsable du dossier à la CPTAQ. La Commission a reçu le 17 juin la première résolution recommandant d'accepter la demande d'autorisation de l'entreprise Simard-Beaudry pour utiliser à des fins autres qu'agricoles une zone située au nord du rang Saint-Elzéar Est, à l'ouest de la montée Saint-François. Une superficie qui représente environ 43 hectares, dont 90% sont actuellement utilisés à des fins agricoles, le reste étant constitué de friches et d'aires boisées.
Le 9 juillet, la CPTAQ écrivait au Groupe Conseil UDA, consultant pour la Carrière Simard-Beaudry, lui annonçant l'ouverture du dossier pour analyse. Étrangement, le comité exécutif fermait, à cette même date, le projet de règlement.
La fermeture du dossier à la CPTAQ devrait se faire prochainement selon l'attachée de presse du maire Gilles Vaillancourt, Amélie Cliche. «Le projet est fermé à l'Hôtel de Ville, mais c'est un long processus avant que le tout soit acheminé à la CPTAQ», explique-t-elle, sans toutefois savoir combien temps cela prendra. «Nous sommes dans les deux semaines de la construction, c'est peut-être pour ça que les délais sont plus longs», lance-t-elle sans plus de détail.
Mme Cliche explique par ailleurs que la décision de la Ville découle de la forte mobilisation des citoyens contre ce projet lors de l'assemblée de consultation publique du 19 juin. «Parfois, un projet arrive à passer parce que des concessions sont faites, là il n'y avait pas de concession à faire», conclut-elle.