Dans l'exposition Signatures, Martin Alarie dévoile 26 de ses plus belles photos de spectacle.
(Photo: Maya)
Une exposition signée Martin Alarie
«C'est ici, à la Salle André-Mathieu, que tout a commencé… Et que tout commence toujours. Avec amour.» La phrase est de Gregory Charles, apposée sur sa photo affichée sur un mur du foyer de la célèbre salle lavalloise. Elle aurait tout aussi bien pu annoncer l'exposition dont elle fait partie: Signatures du photographe Martin Alarie.
Dans cette rétrospective 2004-2008, le photographe attitré du Courrier Laval dévoile 26 de ses plus belles photos de spectacle. Plusieurs d'entre elles, telle celle de Gregory Charles, sont autographiées par l'artiste.
Le visiteur ne peut manquer de s'arrêter devant la préférée du photographe: Sol en pleine réflexion. Une image du clown poète créé par Marc Favreau, captée lors de son dernier spectacle en sol lavallois. Martin Alarie a également eu l'œil pour l'énergie d'un impressionnant Michel Fugain, la grâce d'une Isabelle Boulay, le professionnalisme d'un Claude Dubois, la bulle d'un Alain Lefèvre ou la fougue hilarante d'un Rachid Badouri.
«Lui, c'est le plus difficile à prendre en photo, tellement il me fait rire. Je dois m'empêcher de l'écouter, comme pour tous les autres artistes. Ils sont si bons, que je resterais jusqu'à la fin du spectacle, mais le métier m'appelle souvent ailleurs, un autre show, du football, un incendie», confie-t-il, peu habitué à se retrouver devant l'objectif d'autres photographes.
Mordu de techno
Pour capturer l'émotion des Michel Rivard, Jean-Pierre Ferland et Fred Pellerin, ou bien les mimiques des Clémence Desrochers, Bob Walsh et Adamo, le photographe traîne son appareil Nikon, génération D3. Son dernier bébé: sa lentille géante 200-400 F4. «C'est incroyable l'évolution technologique en photo. En seulement quatre ans, la qualité s'est améliorée sans bon sens. Il faut rester à l'affût!»
«Mais le défi reste de t'adapter à chacun des artistes, sans négliger les décors et éclairages du spectacle. C'est pourquoi j'entretiens de bons liens avec les techniciens de salle. Il faut aussi prendre les meilleurs clichés sans te promener dans la salle. Car les gens ne payent pas leurs billets pour entendre des ''click-click'' dans leur dos. Je comprends ça.»
Grands moments
Ayant débuté sa carrière de photographe de presse en janvier 2004, Martin Alarie se dit déjà marqué par plusieurs événements de l'actualité lavalloise: la foule hystérique au spectacle des Cowboys fringants et Robert Charlebois, durant le Mondial Choral 2006; les funérailles émouvantes de la policière Valérie Gignac (décembre 2005); l'incendie de la rue Vincent-Massé, dans Chomedey, alors qu'on tente de réanimer des victimes sous son objectif (mai 2008); un cliché exclusif des gars de Simple Plan, dans leur loge, tout juste avant leur spectacle-bénéfice pour la Cité de la Santé (septembre 2006). Également parmi ses plus beaux souvenirs: un voyage de football à Green Bay (octobre 2007), en compagnie de pompiers de Laval; ainsi que sa rencontre avec Gilles Proulx, qu'il a écouté religieusement pendant de nombreuses années.
«Je dois aussi mentionner les 18 tours d'hélicoptère que je fais en moyenne par année, pour l'une des spécialités, les photos aériennes. Et il y a le métro… Le ti-cul qui a collectionné avec passion les trains électriques s'est retrouvé dans les tunnels, à témoigner de la construction du métro. Tout un thrill!»
Désirs et regrets
S'il regrette de n'avoir pu figer sur pellicule deux artistes admirés, Georges Thurston, dit Boule Noire, et Gaston Mandeville, le photographe compte toutefois se reprendre. Dans sa mire pour l'avenir: Céline Dion, U2 et les Jeux olympiques.
Sourires garantis
Pour qui côtoie Martin Alarie au quotidien, le sourire et le mot d'humour sont toujours au rendez-vous. «Mon travail, c'est un parc d'amusement! J'aime détendre l'atmosphère. C'est la qualité de la photo qui est du sérieux», souligne-t-il, avant d'avaler rapidement son café et repartir sur la route, en chasse du prochain cliché.
L'exposition «Signatures» du photographe Martin Alarie est présentée jusqu'au 5 septembre dans le foyer de la Salle André-Mathieu (475, boulevard de l'Avenir). Heures d'ouverture: du lundi au samedi, de 12h à 20h. Information: 450 667-2040.