Un photographe de presse doit être prêt en toutes circonstances, toutes conditions.
(Photo: Maya)
Une passion qui en amène une autre
C'est sa passion dévorante pour les trains électriques qui a mené Martin Alarie à embrasser la carrière de photographe professionnel.
À l'âge de 16 ans, le Montréalais d'origine désire reproduire sur pellicule ses montages de modélisme ferroviaire. Il veut rendre le plus vivant possible ses bonshommes qu'il peint au pinceau miniature, ainsi que les arbres, rails et locomotives qu'il a soigneusement agencés.
Très vite, parents et amis remarquent son travail. Pendant une dizaine d'années, Martin Alarie accepte gentiment de courir les anniversaires, mariages et autres occasions spéciales, n'exigeant rien en retour. «Les contrats se sont mis à s'accumuler. Le loisir est devenu plus important, et j'ai commencé à demander de petits montants», explique-t-il.
Le jeune homme vend sa collection de trains électriques en 2001. Il réinvestira les 10 000$ obtenus dans un matériel photographique de pointe, mais toujours à l'ère argentique. Le photographe recru résiste encore au numérique.
Pour survivre, il livre toujours les buffets de ses parents, des traiteurs bien connus des Lavallois, sous le nom de La P'tite Campagne, installé depuis deux décennies sur le boulevard des Prairies.
Courrier Laval
En janvier 2004, Martin Alarie désire passer une première publicité dans les pages du Courrier Laval. «L'accueil a été gentil et sympathique. J'ai vu la qualité de ses photos. À l'époque, je savais que nous cherchions des photographes. Martin a manifesté son intérêt, il désirait travailler avec nous depuis longtemps. Je lui ai conseillé de s'équiper en numérique, avant de le recommander à notre équipe», raconte Ann Boissonneault, représentante au Courrier Laval, à qui l'on doit la présence de Martin Alarie dans l'hebdomadaire lavallois.
Une collaboration qui se poursuit encore à ce jour, à raison de 60 000 photos prises chaque mois.